A pleine vitesse dans le Dauphiné !

Raymond Collignon    2015-05-29 17:51:02   

Rallye du Dauphiné 2015


Le rallye du Dauphiné mérite sa réputation, c’est certainement une des épreuves les plus sportives dans la catégorie VHRS disputée en France. Cela reste bien entendu de la régularité mais à des vitesses moyennes telles que, en de nombreux moments, le rythme est maximum, permettant aux pilotes de s’amuser, un vrai régal accessible avec une voiture proche de la série ne disposant pas nécessairement de toutes les homologations de sécurité et de conformités imposées au VHC.
Les spéciales sont tracées sur les routes du rallye de Monte Carlo autour de Saint Nazaire le Désert qui, si elle porte bien son nom de petite ville perdue au milieu de nulle part, est plantée dans le plus beau décor montagneux qu’on puisse imaginer.

Un centaine de voitures au départ de Valence.

contrôle technique, la grande foule au départ à Valence

Le cœur un peu décalé du rallye se trouve à Valence, ville trépidante et branchée le long du Rhône. Là se retrouvent une trentaine de voitures du VHC (compétition vitesse pure) et une soixantaine de VHRS (régularité (très) sportive avec des voitures ne disposant pas nécessairement des fameux passeports techniques de la FFSA.

le moteur de la FIAT 131 RACING des Bonnefois, une belle mécanique

C’est donc une centaine de redoutables bêtes de courses qui vont s’affronter sur la dizaine de spéciales ( 5 parcourues deux fois) tracées sur les routes dauphinoises du Monte Carlo.…Des Porsche tant qu’on en veut mais aussi les traditionnelles Renault, Peugeot, Audi, BMW, Opel, Ford, Alfa, Mazda RX2, Hommel, Triumph 2000, Fiat 131 et autres Simca… Le principe du rallye est simple, un routier sans difficultés mais rapide relie les spéciales avec, entre elles, des assistances en parcs fermés. Le classement se joue donc essentiellement dans les spéciales, soit au scratch pour les VHC soit en régularités rapide pour les VHRS. Des reconnaissances contrôlées permettent de prendre de très utiles notes « virage par virage ».

le grand départ de Valence

Samedi Premier Mai : CHABRILLAN, LES FAUCONS, LE PETIT PARIS…

Directement, on est plongé dans le bain, les moyennes imposées en VHRS varient entre 70 et 8O Km/H et doivent en principe être maintenues tout le temps. Malheureusement, un problème de batteries chinoises du prestataire en charge des chronos, ne permettra pas aux spécialistes de jouer le jeu normalement. Ce sont quelques chronométreurs « manuels » qui, sur le terrain, assumeront ce travail difficile.

Antoine BRAJKOVIK au travail. La Giulietta Sprint est prête

Les routes désertiques de la Drôme montent, descendent, plongent, tourniquent, longent les rochers, frôlent les ravines aux rivières sauvages… C’est partout un ballet sur le fil, un « swing » fou dont on se gave avec plaisir ! Ce premier jour, nous parcourons deux fois, à moyennes différentes, les trois même spéciales, une centaine de kilomètres au total. Ces trois étapes permettent du bon pilotage, surtout celle de « LES FAUCONS » très tourmentée, longue d’une petite vingtaine de kilomètres qui s’avère être le « grand juge de la journée où personne ne passe ! Dans ce long tourniquet le « Blunik » vire au rouge en permanence ! Malheureusement, de retour à Valence à la nuit tombée on se rend compte que le classement est établi sur un nombre de prises de temps intermédiaires restreints.

Dimanche deux mai : COMBOVIN, COL DE LA CHAUDIERE…

René BEYERS très concentré au départ, il a des notes partout...

Effectivement le classement finalement publié en surprend plus d’un… Tout cela est d’autant plus dommage que le parcours est superbe et que toute l’organisation des commissaires et bénévoles est parfaite, gâchée par les professionnels du chronométrage à la merci de quelques batteries chinoises bloquées aux frontières de l’Europe…

La GIULIETTA de BRAJKOVIK et BEYERS en jump. René Beyers est très
concentré

Il reste donc deux longues spéciales très rapides à parcourir deux fois. La pluie se met à tomber les quelques grosses gouttes que crache le ciel se confinent malheureusement aux plus hauts sommets.

la Porsche AUTOMAG à l’attaque, attention à la corde,
disaient les notes...

A 80 km/H de moyenne le jeu n’est pas facile. Dans ces spéciales plus rapides où se succèdent longues courbes en cuvettes, descentes aux multiples épingles, enfilades serrées, il est pratiquement impossible de passer à temps si l’on respecte la pure régularité sans prendre d’avance dans les portions les plus rapides. Les sorties de route sont nombreuses, la Porsche de Reynouard se sort miraculeusement d’une escapade dans le fossé, d’autres sont retenues par quelques arbres avant le grand saut, certaines enfin laissent leurs trace de dérapage sur la route sans savoir où elles ont fini leurs courses… heureusement, une fois de plus, le Dieu des rallymen veille, il n’y aura que de la casse carrosserie ! Pour nous tout va bien, pas la moindre frayeur, notre Porsche est en pleine forme, elle nous permet finalement de nous classer huitième au général.

Rallye Historique du Dauphiné 2015 en vidéo ...

ALVES – CALDEIRA gagnent devant les BAILLET et GRENIER- MALEK .

Les vainqueurs VHRS ALVES et CALEDERA, 2 portugais en GOLF GTI
Photo : GENDS

Le soleil est revenu sur Valence, le vent souffle, c’est le satané Mistral qui de nouveau s’installe sur la vallée du Rhône. Après publication de deux classements différents, dont le premier utilisé à la remise des prix… la très agile et rapide GTI d’ALVES/CALDEIRA a dominé la Porsche RS des BAILLET et la 205 GTI de GRENIER et MALEK.
Dommage que ce rallye, un des plus beaux qui soit, ait été perturbé par ces problèmes de chronométrages, comme le dit l’ami Champagne, un des organisateur avec un certain humour : « C’est regrettable, mais cela arrive aux meilleurs…voyez chez vous les boucles de Spa… ! » Il a raison, c’est bien difficile d’organiser un rallye de ce type avec prises de temps intermédiaires fiables.

la TR7 V8 de POUDREL, elle va dominer la classe VHC

En VHC, le problème ne se pose évidemment pas puisque seul le temps scratch compte, à ce petit jeu plus simple mais très sportif, c’est la fougueuse TR7 V8 de Stéphane POUDREL et Maxime TACUSSEL qui a été la meilleure dominant l’Escort de MOURGUES/ GIRAUDET et la R5 Turbo de GUYON/CONDY, seules 12 voitures survivront dans cette catégorie…le premier à 89 Km/H de moyenne n’est pas tellement plus rapides qu’en VHRS où cependant les casses furent beaucoup moins nombreuses !

Le podium des VHC, les survivants...

Le VHRS a le vent en poupe, la majorité des concurrents s’y engagent. Pour que la fête soit parfaite il suffit d’organiser un contrôle rigoureux des prises de temps intermédiaires dans les spéciales afin d’établir le classement le plus rigoureux possible…à cette condition le succès de la formule n’ira que grandissant.

Raymond Collignon.

Vos commentaires

  • Le 6 juin 2015 à 18:54, par René BEYERS En réponse à : A pleine vitesse dans le Dauphiné !

    Un rendu bien représentatif ..ou notre vaillante petite Alfa 1300 n’a pas beaucoup du réguler mais plutôt mettre "grand gaz " .Magnifique rallye avec bien trop peu de "belges "présents .

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