Classic Spring Road 2015 » dans le baquet de gauche !

Jacques Fievez    2015-04-04 19:44:36   

Fidèle lecteur Passionné d’Automag, Jacques FIEVEZ nous raconte sa participation au Classic Spring Road avec Jérôme Guillemain "à doite"...


Pour une première participation à l’épreuve, il faut avouer qu’elle restera parmi mes souvenirs préférés.

C’est à la famille Guillemain que je dois cette participation. Victor faisant équipage avec Paul Henry Yans, Jérôme se retrouvait sans pilote. J’assumais l’intérim et pour y mettre du piment, j’y engage ma Porsche 911. En guise de réplique, Jérôme nous inscrit en « expert »… Pourquoi pas, c’est peut-être le moment d’apprendre…

Le grand jour arrive et l’hôtel de Verviers nous ouvre grand ses portes avec pour maître de cérémonie, un petit homme par la taille, mais un géant pour le monde du rallye et je nomme : Willy Lux.

Sa carrière comme navigateur s’étale sur une vingtaine d’années (dont 34 participations à des épreuves en WRC, 5 victoires en WRC, 13 en ERC) et avec pour titres : champion de Belgique en 1982 (avec M. Duez) et champion d’Allemagne en 84 (avec H Demuth). Quel homme !

Lorsque que le Chef d’Orchestre a rendez-vous avec le diable ...

Maintenant, le voilà chef d’orchestre d’une superbe épreuve historique. Pour la réussite de ce rallye, il s’est offert les services de Robert Rorife mais que ce diable d’homme nous a-t-il encore concocté ?

Etalé sur deux jours, le parcours était corsé. En expert, les fléchés allemands, les cartes à tracer, les cartes muettes mettaient la pression, d’autant que les moyennes à tenir n’étaient divulguées qu’au dernier moment et sous la forme d’une table écrite. Bref, un casse-tête assuré et on était assez masochiste que pour apprécier…

Le rythme était soutenu et montait crescendo et jusqu’au final du second jour. Les derniers CH s’enfilaient d’ailleurs à très très vive allure.
Bref, les chevaux de ma 911 pouvaient s’exprimer… c’était le moment. Les terres étaient nombreuses. Faites de cailloux et/ou de boue, il y en avait pour toutes les techniques pilotages.

Secoués à en perdre des visses !!

La réparation récente de mon pont autobloc fut salutaire et il m’est impossible de dénombrer les « travers » devenus bien nécessaires pour tenir la cadence.
Le protège carter faisant presque tout le dessous de l’auto sera aussi salutaire car les « terres » sont bien creusées. J’ai hâte de voir les dessous de ma belle pour apprécier le travail à faire mais, comme le disent certains, dans la région, on sait à quoi s’attendre…

Ma belle a donc dégusté. Ca « tapait » tellement qu’on en perdait quelques visses du tableau de bord. Sans le savoir, la cosse batterie s’est aussi défaite. La coupure nette d’allumage nous a ramené à la réalité mais la panne fut vite résolue. C’était heureux car nous étions perdus et stoppés net dans la cour d’une ferme. (Décidément, ça me poursuit...) :-)

Les vibrations rendues par les mauvaises routes ont, aussi, littéralement démembré le système qui actionne les essuies glace et on a du se passer de leur services durant les 60 derniers kilomètres alors qu’il pleuvait à seau !

Quelle aventure et quelle engin magnifique cette 911 qui est vraiment faite pour ce genre d’épreuve. C’est brutal, bestial mais hyper efficace et avec sa cavalerie, on est vite « recalé ».

On s’est quand même « posé » dans la boue et là, sans les efforts de mon bon Jérôme que j’ai littéralement tapissé de boue, nous y serions encore.

Au terme donc de ces deux journées vraiment sportives, on termine 6ème en expert ce qui est super pour nous qui avons trouvé une nouvelle complicité et, je pense, une méthode qui nous permet une certaine plage de progression.

Merci à Willy et toute son équipe pour ce qui sera pour nous, un grand souvenir.

Texte : Jacques Fievez
Photos : Eddy Coppée

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