IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

Jean Van Der Rest    2002-10-05 14:33:17   

IN DE STREETS OF ... QUAREGNON


Rolls Royce 1938.

Aimable, agréable et de plaisante compagnie, Michel Liénard, comptable de profession, vit simplement dans une villa confortable sur les hauteurs de Quaregnon. La présentation serait incomplète si nous n’ajoutions à sa profession, ses compétences en ?nologie (science des vins) et son amour pour les véhicules anciens. Modéré, nous a-t-il demandé de préciser. A quoi nous ajouterons : modéré ? dans les 2 cas. En vins, en plus des grands crus, il reconnaît avoir un souci de recherche du rapport
’’qualité-prix’’. De même en automobiles.

Dans ce domaine, Michel Liénard avait cependant de qui tenir. Du côté maternel, par son grand père, il y eut le premier ’’auto-car’’ de tout le borinage. Autocar, un bien grand mot usuel de nos jours, mais qui à l’époque (auto-car en 1930) faisait mouche. Auto ou car ? Hé bien, ni l’un ni l’autre car en fait, il s’agissait d’un camion bâché, d’une grande marque belge (Minerva) affecté à du transport de produits en semaine et à celui de personnes le dimanche et certains jours de fêtes. Michel a gardé le souvenir de sa grand’mère nettoyant le camion à grandes eaux avant de charger les banquettes qui allaient trouver places, fixées sur le plancher du camion-autocar, afin de transporter jusqu’à 18 passagers dès le dimanche matin. Mais déjà, dans le garage du ’’camion’’, grand père avait déjà ’’son’’ auto-mobile. Pas des moindres puisqu’elle avait nom : Lorraine-Dietrich. Les connaisseurs apprécieront. Dans la famille, on parlait plutôt de ’’la voiture de cérémonie’’, car lors de baptême ou mariage, le maître de famille prenant le volant éprouvait le même bonheur que celui de ceux qui louaient ses services.

Rosengart 1938.

Du côté paternel, idem. Avec la technique en plus. Ce grand père là possédait son propre atelier de peinture ??automobile bien entendu ! Avec ses deux racines motorisées , il eut été normal que Michel s’intéresse à l’automobile. Hé bien, non ! Le grand garçon passa du ’’débit-crédit’’ régional à la comptabilité générale de grandes sociétés internationales. Mais l’automobile alors ? J’étais jeune homme alors que mon père possédait une Buick. Ma première voiture fut une 2 CV. D’occasion comme l’avait souhaité mon père ?.pour me faire la main et apprendre à conduire, puisque dans ces années là, l’absurde était de mise en Belgique. Il n’y avait pas de permis national pour conduire une voiture en Belgique, mais il était nécessaire de posséder un permis de conduire international pour sortir du territoire, nous rappelle-t-il. Wartburg, 204, 404, Mercedes et Audi 100 se succédèrent, avec en près de quarante années de conduite, un seul procès verbal : 300 frs en 1967. Souvenir d’exception ou précision comptable !

Jaguar MK II 1965.

La collection ? Plus tard précise-t-il. En 1990, j’ai commencé par une ROSENGART de 1938, 4 cyl., 5 ch. appelée la Supercinq. Anecdote ? A la fin d’une récente exposition à laquelle Michel avait prêté sa glorieuse ancêtre, panne de démarrage. Le point faible des automobiles anciennes en général, se trouve du côté de la batterie. Pour une raison simple : le manque de sorties sur routes déchargent celle-ci. Impossible de mettre en route à la sortie du hall d’exposition d’où l’auto avait été poussée à la main, comme il se devait par simple respect des personnes et personnels dans les lieux. Personne pour aider jusqu’au moment où apparaît ?.. une Rosengart, sortant d’un hall voisin. En cette année de fin de siècle, le spectacle d’une Rosengart 1938 dépannée de batterie (système d’époque) par une Rosengart 1936, côte à côte, était de haute tenue historique.

1992, une JAGUAR MK2 de 1965 vient rejoindre la Rosengart et comme jamais deux sans trois, ce sera ensuite une BENTLEY de 1955. En âge de conduire à son tour, la fille de Michel vient à insister pour recevoir sa première voiture personnelle ! Recherchant celle-ci (d’occasion comme son père l’avait fait pour lui), après quelques semaines de visites de garage en garage, papa revint avec ?.. une ROLLS ROYCE. Découverte par hasard. ’’ Mais notre fille a tout de même reçu sa première voiture ’’ précise Madame Liétard. La dernière acquisition qui complète la collection de Michel est une STUDEBACKER Commander. C’est ici que Michel nous confie une crainte naissante : que faire lorsque le mécanicien formé à l’école des années 30, viendra à disparaître. Originaire de Quaregnon, une vieille amitié lie les deux hommes.

Bentley 1955.

IN DE STREETS ?..en bordure de trottoir, on se croirait dans une rue de la banlieue aristocratique de Londres, à voir cette Jaguar bleue, une Bentley noire et cette Rolls-Royce resplendissante dans sa robe couleur lie de vin. Couleur, qui nous ramène tout droit devant ce qui fit le début de cet interview avec l’ ?nologue qu’il est aussi, à savoir : que nous allions terminer avec Madame Liétard, un Listrac 89 de bonne souche.
Merci à tous deux, pour cette chaleureuse rencontre à l’image de ce que devrait être l’avenir de nos ancêtres, en associant le courage d’Albion et l’esprit de Marianne.

Jean VAN DER REST
(F.A.R.-Féd. Auto-moto Retro)

Photos : collection privée.

Vos commentaires

  • Le 7 mars 2003 à 00:09 En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    Bonjour
    Je m’appelle Henri gauquie
    et je suis l’heureux possesseur de deux "supertraction" LR539 cabriolet et coupé
    bonne continuation pour la restauration de la petite LRN4

  • Le 18 décembre 2003 à 11:03 En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    je cherche un mécano qui est capable de travailler sur une mercedes type 123 250 ess 6 cyl de 1978 région la louviere, problemes de carburateur ( du moins je suppose car g des problemes CO) email : fouduvoolant@yahoo.fr

  • Le 17 février 2005 à 11:26, par Obez Albert En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    Bonjour Michel,

    te souviens tu de moi ?
    Albert Obez de Siemens et amateur de Côtes de Buzet.

    On m’a posé la question suivante :

    Tes célèbres voitures, peuvent elles être louées dans des circonstances comme un mariage ? ( une suffira )

    Merci pour ta réponse

    Amitiés

    Albert

  • Le 24 mai 2005 à 19:19 En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    Et ces supertractions sont un must à découvrir, dans tous les coins et recoins d’Europe , comme ce cher Propriétaire à l’Habitude de nous les montrer. Bonne continuation !
    Un heureux propriétaire de 11cv 51

  • Le 18 juin 2005 à 11:54 En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

  • Le 25 septembre 2005 à 16:52 En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    Salut Albert,

    Par hasard, je viens de prendre connaissance de ton courrier.

    Réponse : OUI,bien entendu, sous certaines conditions.

    Donne moi un petit coup de fil au 065 777510 cela me fera plaisir

    Au plaisir de t’entendre ...

    Pour info, je vends toujours du vin et en particulier le Buzet

    Michel

  • Le 9 novembre 2005 à 22:08 En réponse à : > IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    En fait, j’ai trouvé l’article est fabuleux mais quelqu’un pourrait-il ou elle me dire à quel prix on peut vendre ce type d’ancêtre...merci beaucoup d’avance.
    Bonne ballades à tous...

  • Le 3 décembre 2007 à 14:05, par Brassart-Plumat Marie-Thérèse En réponse à : IN DE STREETS OF ... QUAREGNON

    Eh bien l’ARD mène à tout...y compris à découvrir cette autre passion, celle des autos. N’arrive pas à accèder à ton site "vins". J’attends l’adresse.

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