Rallye d’hivern 2012 : Hiver en Catalogne, une recette très simple.

Raymond Collignon    2013-01-16 22:51:31   

Une recette très simple.


Vous prenez une ville centrale, idéalement située dans un terrain de jeu superbe, vous tracez autour de de ce point de départ deux boucles sur une carte et vous demandez ensuite aux participants de parcourir une première fois chaque boucle pour répliquer au deuxième passage le temps exact du premier. Pour ne pas permettre de lambiner vous imposez un temps maximum de CH à CH et… le tour est joué, vous avez inventé le système mis en place pour organiser l’hivern !

L’itinéraire est tracé directement sur cartes, pas de Road-book, les équipiers ont du boulot puisqu’ils devront aussi contrôler les moyennes et les répliquer au second passage !

Cela a l’air simple comme cela mais, en réalité c’est plus compliqué qu’il n’y parait car il faut évidemment répliquer les erreurs éventuelles du premier passage et évidemment les conditions climatiques ne sont pas les même lors du deuxième tour qui peut être de nuit ! En plus l’hiver en Catalogne, les conditions peuvent être rudes, ce qui n’a malheureusement pas été le cas cette année.

Le "patron" Alex Romani aux commandes, un pro !

Une soixantaine de voiture étaient engagée dans cette épreuve très particulière auxquelles il fallait ajouter traditionnellement une bonne dizaine de motos roulant par équipes de deux pour des motifs évidents de sécurité. Nous avions quant à nous engagé la BMW 2002 Alpina ex Bruninghausen qui reprenait là du service après un long repos et une bonne cure de jouvence en carrosserie ! La voiture couchant dans le sud de la France grâce aux avions low cost, ce n’est pas très compliqué pour nous de descendre là-bas pour y vivre un dépaysement garanti !

les Français Herry et leur Renault 5 Alpine terminent dans nos échappements !

Premier passage…pas si facile que cela !

L’itinéraire est donc tracé sur une carte, pas de road book ni d’explications ! De Viladrau à Viladrau à travers la montagne, ce n’est pas évident de s’y retrouver… il faut savoir lire les numéros de route et s’y retrouver dans les traversées des rares villages. Nos voitures sont équipées de sonde Blue Nick et de nombreuses prises se font au premier passage, sachant qu’il faudra exactement répliquer les mêmes temps la seconde fois. Certains tronçons doivent se faire à moyenne imposée par une table…pilotes et co-pilotes sont mis à rude épreuve car il est impossible de s’imposer une moyenne fixe.

Les "Carreras" au départ avec leur Golf Cabrio, ils abandonneront. Monsieur carreras est l’inventeur du Blue Nik, il initie sa fille au jeu subtile de la navigation !

Viladrau, Tradell, col de Revel… nous sommes en terres connues car de nombreuses fois parcourues lors des épreuves précédentes en ce compris au fameux « Costa Brava » ! La représentation « étrangère » est très limitées et à part nos amis français Herry et leur Renault 5 alpine, nous sommes pratiquement les seuls concurrents non espagnols, ce qui nous déforce évidemment car la parfaite connaissance du terrain est, dans ces conditions, très utile. Le classement confirme d’ailleurs cette évidence après une première double boucle finalement assez délicate au niveau pilotage. Roulant sans assistance, nous avons équipé la BM de pneus neige, ce qui ne s’avère pas être un choix très judicieux. Sur des routes très glissantes, la BM n’est que très rarement droite, ce qui correspond finalement assez bien à la réputation virevoltante de cette capricieuse allemande.

Second tour, Bis- repetita de nuit.

Les équipiers s’affairent sur les cartes, il faut être précis !

Nous avons mieux compris le système et, repartant en 24 ième position, nous nous appliquons au mieux à réussir ce défi. Comme souvent, la nuit nous convient mieux et , effectivement, dans une boucle filant cette fois vers Arbucies et sant Hilari, nous approchons mieux nos temps de référence. Alors que minuit a largement sonné, nous revenons à Vilarau sur des routes toujours aussi glissantes. La pluie s’est mise à tomber mais à part ces épisodes climatiques peu représentatifs d’un vrai « hiver en Catalogne », tout se passe finalement bien, sauf peut-être pour nos courageux motards qui, jusqu’au bout et avec courage, jouent le jeu à fond. Alex Romani nous accueille assez heureux car une fois de plus tout s’est bien passé…pas de crash grave dans cette belle aventure !

Comme d’habitude, les motards sont les plus courageux mais aidés du GPS, une pointe de modernisme quand même.

Sans la neige, les Espagnols dominent en Catalogne.

La BM à l’arrivée se dore au soleil. On est loin du rallye de 2007 sous la neige... Un drôle d’hiver en Catalogne !

Fortuny-Jimenez et leur lancia Beta coupé ont été les maîtres de ce jeu finalement assez subtile, ils sont suivis la Fiat 131 Abarth de Roura-Massachs et la Golf GTI de Montaner- Freixa, des spécialistes en la matière, à la fois bons pilotes et équipiers attentifs. Nous terminons en quatorzième position dominant de peu nos amis français Herry et nous classant ainsi premiers « non ibériques », ce qui ne valait évidemment pas notre victoire sur la neige en 2007 avec la Porsche dans cette même épreuve beaucoup plus fréquentée à l’époque et organisée de manière plus classique. Le jeu en valait quand même la chandelle car c’est finalement en découvrant ces autre mondes dans cette Europe désormais sans frontières, qu’on se rend compte, au- delà de l’obstacle de la langue, que la meilleure communication entre ces sportifs est celle des chants de leurs moteurs qui leur parlent, à tous, de la même manière et avec le même accent !

Les Espagnols dominent le classement de fiers gaillards !

Raymond Collignon.

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