Rallye du pays de Gier où le satellite nous perd…

Raymond Collignon    2019-04-20 11:41:06   

Rallye du pays de Gier 2019 VHRS. 15/16 mars 2019


Sud ouest de Lyon, déjà un peu l’Ardèche, bientôt la terre des Volcans, le massif central à un bon jet de pierre…un terrain de jeu parfait pour un rallye d’anthologie se présente à nous…

Un très beau terrain de jeu.

171 voitures au départ, 133 « modernes », 10 VHC et 28 VHRS, l’épreuve compte pour les championnats de France et de Suisse.
En VHRS (régularité sportive) Porsche, Stratos, Golf, Alfa, BM, R8, Subaru, Opel s’alignent… une bande de furieux dans laquelle nous avons engagé la Porsche 2.7 Automag en Michelin « Alpin », sans assistance et venue par la route d’Avignon.

La « foule des modernes » 171 voitures parmi les meilleures championnat de France et de Suisse réunis.

A peine plus de 400 kms de rallye sont au programme mais plus de 150 kms de spéciales fermées et sécurisées en un seul jour avec une petite partie de nuit en final, que peut-on rêver de mieux ?

Aventures et plaisirs, un beau programme comme nous les aimons !

Par ici, comme en Ardèche, les petites routes n’arrêtent pas de tourner… aucun virage ne se ressemble, peu d’épingles à cheveux par contre, une kyrielle de courbes de toutes les sortes, s’ouvrant, se refermant, glissant dans les sous bois et la grenaille puis s’ouvrant sur de grands « jumps », annoncés comme « bosses », où s’envolent nos plaisirs d’ oiseaux migrateurs…

Saint CHAMOND entouré des spéciales, très peu de routier et beaucoup d’étapes de vitesse, l’idéal !

171 voitures au départ, Championnat de France, de Suisse, VHC, VHRS mélangées.

Contrôle technique, les Simca françaises prêtent à l’attaque.

Après une bonne journée de reconnaissances, de notes prises à la volée avec Adrien « virage par virage », nous voilà prêts pour la bataille.

Evidemment, nous qui roulons sans assistance, nous somme une fois de plus un peu perdus dans cette meute de pros. Les cadors modernes suisse et français disposent de services dignes des écuries de formule un…on change de pneus, on règle, on peaufine et nous…on attend qu’on nous lâche pour pouvoir aller faire le plein à la pompe !

C‘est aussi la caution à payer pour disposer ensuite, pour un prix raisonnable, de la formidable infrastructure d’un rallye moderne de haut de gamme.

La Porsche AUTOMAG à « l’assistance » en Michelin Alpin et seuls nous tirons notre plan Adrien a le sourire, tout va bien.

Départ en fanfare notes parfaites, voiture impeccable, bon classement mais balise satellite dépassée.

Nous sommes une petite trentaine à nous élancer en VHRS, CARRET, REYNOUARD en tête ferraillant avec leurs Porsche pour prendre quelques points à la « RETROCUP », championnat spécifique à la spécialité.

ADRIEN FELOT mon équipier a gagné la première édition de cette « rétrocup » qui est une belle compétition reprenant plusieurs épreuves VHRS sélectionnées. Elle réunit quelques amoureux de la voiture ancienne sportive la jouant finement en respectant à tous moments des moyennes « pimentées » sur des routes d’anthologie sécurisées et fermées, les partageant souvent avec des vhc et des modernes.

La Porsche d’Aimé REYNOUARD et André MAURIQUAND terminera seconde, récupérée par le satéllite.

La plupart du temps c’est un véritable plaisir mais il faut pour cela que les prises de temps fonctionnent rigoureusement car il ne s’agit pas ici de prendre un temps du départ à l’arrivée mais bien plusieurs temps intermédiaires… ce qui ne fut pas une réussite ici.

Pour nous le premier tour se passe à merveille, les notes sont impeccables, Adrien, sans micro pourtant, les donne avec calme malgré le train d’enfer qu’imposent les moyennes à respecter allant jusqu’à près de 80 KM/H.
Au pied du Mont PILAT, les trois spéciales sont superbes, de véritables tourniquets entre cols et vallées, traversant vergogne de beaux villages aux ruelles étroites avec leurs habitants calfeutrés derrière leurs fenêtres ou, debout sur les murs de pierres sèches, faisant de grands signes pour nous encourager à aller plus vite encore.

LANCIA STRATOS de Laurent PATRICK et Florent MATRA, du beau matériel au départ.

Après ce premier tour, nous revenons à Saint Chamond, sûrs d’avoir bien fait.
80 kms de spéciales à ce train là, cela laisse des traces, nous avons même perdu nos freins dans la première spéciale… pédale dure, odeur de brûlé… il y avait longtemps que cela ne nous était plus arrivé !

Parmi les concurrents, cela discute ferme, Aimé Reynouard est mal classé sans rien y comprendre, Marc Villet qui nous suit nous apprend qu’aussi bien lui que nous avons disparus dans une spéciale, nos voitures semblent être devenues furtives...

Dans un premier stade le responsable du système VDS, en charge des prises de temps, vient changer dans notre voiture la place notre balise de captage satellite, ensuite, juste avant le départ du second tour se décide à carrément la remplacer…

Cela ne nous rassure pas, d’autant plus que, passant sur le podium pour le départ du second tour, le commentateur nous apprend que nous sommes…en tête au classement général !

Tout le monde repart donc dans l’expectative sans savoir vraiment où il en est...

Au loin le Mont Blanc …

Second tour, la Porsche file dans la nuit puis disparait furtive !

Le second tour se passe à merveille, les spéciales sont un véritable champ de bataille, traces de sorties de route, voitures dans les trous heureusement sans mal. Le miracle s’accomplit, nous arrivons à terminer ce second tour sans êtres bloqués, les services de sécurité ont marché impeccablement, les voitures sorties sont bien dégagées au moment de notre passage.

Slalomant quelques fois entre les débris, nous arrivons même à respecter au mieux les temps imposés, le Blunik ne ment pas, nous sommes sûrs de notre coup !

la brave Porsche en glisse à la troisième minute de la vidéo...

Les deux dernières spéciales se passent à la nuit tombante, un vrai régal !
Nous passons partout, nous pointons partout, nous signons partout… nous sommes bien là et pourtant à l’arrivée on nous apprend, sans rire, que notre voiture, a bel et bien disparu de la circulation ce qui impose de très lourdes pénalités !
Malgré nos plaintes préventives et justifiées, la direction de course décide de les appliquer sans assumer avec sagesse une erreur dépendant à cent pour cent de leur organisation.

Tout cela est vraiment dommage !
Le classement final publié est donc discutable, c’est regrettable pour les excellents « Carret » qui l’emportent finalement avec leur Porsche et pour Aimé Reynouard (Porsche aussi) miraculeusement repêché par le système et classé finalement second… toutes les Porsche n’étaient donc pas furtives !

Raymond Collignon.

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