Toyota Supra, le retour tant attendu.

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2019-11-03 11:30:34   

Après plus de 15 années d’absence, la Supra fait son retour au catalogue Toyota.


La marque nippone oublie un peu ses ‘électrification’, ‘hybridation’ ou ‘hydrogénisation’ pour revenir aux fondamentaux qui sentent bon l’essence.



Aguicheuse.

L’aventure est étroitement liée à BMW (Z4) et ce retour est favorisé par la marque allemande.

Les fondations communes aux 2 modèles sortent toutes deux de l’usine de Graz en Autriche.


De l’extérieur, les similitudes sont quasi inexistantes : un coupé d’une part et un roadster d’autre part.

Le point commun est le long capot et la malle arrière ramassée et courte.

Avec un style très japonais, cette Supra affiche fièrement ses origines, une voiture venue tout droit du pays du soleil levant.


Voyez sa face avant acérée et son toit au double bosselage du plus bel effet.

Vous l’imaginez quittant la salle de musculation après des mois d’entraînement intensif.


L’arrière, bien assis sur un gros diffuseur, intègre une double sortie d’échappement et un antibrouillard type F1.

Les nombreuses prises d’air renforcent le style agressif… Dommage que, pour la plupart, elles soient factices.


Motorisation.

Sous le capot, vous ne trouverez qu’une seule et unique motorisation : un beau 6 cylindres en ligne développant la bagatelle de 340 ch. et un couple de 500 Nm entre 1600 et 4500 tr/min.

Il est couplé à une boîte auto à 8 rapports.

La puissance maximum arrive au-delà de 5000 tr/min.
L’exercice du 0 à 100 km/h se plie en 4,3 secondes… bien en dessous de la barre mythique des 5 secondes !


Ce moteur directement issu de la marque bavaroise, est retravaillé à la sauce nippone pour lui apporter un peu plus de piquant.

Quelques journalistes et propriétaires ont passé la belle au banc.

La majorité des voitures affichent une puissance supérieure à celle annoncée, valeurs comprises entre 370 et 380 ch., je prends le surplus...

🤔

Du côté de l’intérieur.

Je me retrouve en terrain connu avec pas mal d’éléments issus de la marque premium allemande.

La joint venture prouve son efficacité.

Ne cherchez pas trop le côté pratique, les rangements ne sont pas légion.

N’emportez que l’utile et l’indispensable. Le coffre avec ses 290 litres offre un volume appréciable et suffisant pour embarquer 2 beaux sacs.

Assez pour une petite semaine de vacance en amoureux.

🥰


Les sièges, ni trop durs ni trop mous, offrent une bonne position de conduite, un excellent compromis entre le confort et le maintien.

L’écran d’info divertissement trône sur le dessus de la planche de bord. La bonne visibilité est due à sa position, le graphisme moderne est en plus.


Le choix des matériaux apporte un aspect qualitatif indéniable. Couplé à une finition de bonne facture, le rendu visuel est à l’opposé de l’image des standards japonais.

Le cockpit digital est axé ‘course’ avec un gros compte-tours, l’indication du rapport engagé au milieu de la dalle.

Le tempérament de la bête s’affiche directement sous les yeux du pilote.


Comment ça roule.

Pour cet essai, la météo fort capricieuse ne m’a pas servi. Le ciel s’est ouvert pendant les quelques jours de la prise en mains.

Inutile de préciser qu’avec une telle débauche de puissance, les aides à la conduite n’ont pas cessé de fonctionner.

Pas simple de passer près de 400 ch. aux roues arrière sur un sol détrempé.


Malgré cela, je me suis bien amusé.

La suspension bien calibrée et typée ‘GT’ privilégie le confort. La direction constante mais un peu légère, apporte peu d’informations.

Avec une répartition des masses parfaites (50/50), l’équilibre de la voiture est au top. Il permet au différentiel actif de maîtriser les dérobades du train arrière.

Le caractère de ce moteur est assez linéaire. Pas d’éruption soudaine mais une poussée continue qui inquiète rapidement le tachymètre.


Il permet un usage quotidien relativement aisé.

Peut-être que les passionnés préfèreraient un moteur plus radical qui s’affole aux abords de la zone rouge…

L’échappement discret autorise le doux feulement du 6 cylindres en ligne.

Le mode sport enclenché, les vocalises sont présentes au travers des hauts parleurs…

Un son plus naturel, plus rauque, une déflagration à chaque passage de rapport seraient l’étoile sur le sapin de Noël.

Pour clôturer.

L’attente fut longue mais ne boudons pas notre plaisir.

Cette 5ième génération de la Supra porte fièrement l’héritage de ses aînées.


Sa polyvalence permet un usage quotidien.

Un atout certain pour les amateurs voulant limiter le nombre de jouets à la maison.


Pour la contempler dans votre garage, il faudra néanmoins vous délester de 65000€ et d’une bonne dose de patience.

Les délais restent longs. Ah, la rançon de la gloire.

😂

Les + :

- Ligne à couper le souffle.
- Maintien sièges.
- Finition.
- Nom mythique.
- Puissance ‘supplémentaire’.

Les – :

- A ne pas mettre entre toutes les mains.
- Prix.

Dimitri Haulet.

Nos photos.

Toyota Supra.

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