Un Tour de L’Aisne en 2008 !

Dan Camerman, Daniel Pigeolet    2008-12-12 13:57:51   

Dans le baquet de droite...


Nous sommes partis de St Quentin vers le circuit de Folembray où les participants pouvaient tourner librement, la "régularité" circuit ne comptant pas pour le classement du rallye.
Nous y avons retrouvé les autres concurrents dont plusieurs voitures belges (Kevers-Halleux sur Mini, Simonis-Damseaux sur Escort et Cécile Pery sur Austin Healey).

Collage des pub et contrôle technique ...

Ne voulant pas « fatiguer » la Simca avant le rallye de régularité Daniel Pigeolet et moi-même, avons décidé de ne pas rouler sur le circuit .Bien nous en a pris, puisque nous avons assisté à quelques sorties. L’Escort belge qui a prit feu au niveau des freins, a du abandonner sans avoir roulé 1 mètre de rallye !

Départ des séries sur le circuit de folembray

Après avoir avalé un sobre plat froid, et le temps était glacial, nous partons à quelques kms du circuit, à Château Auffrique, pour prendre enfin le vrai départ.
Petit briefing bon enfant… mais qui aura son importance sur le résultat final !

Cécile Pery et Xavier sur Austin Healey

Quel froid surtout sans chauffage dans l’auto, Daniel tremblait !
Vers 15 heures nous prenons donc la route avec le numéro 51 (merci l’organisateur !).
Nous arrivons à Reims après une centaine de kilomètres dans les petites routes de l’Aisne, sans souci au niveau navigation et technique. Cool.

Un H trop peu !

Installation au Novotel pour la nuit, repas et déjà un classement (l’excellent José Bailly est présent !!!), nous sommes dans les 3 premiers, très contents, mais surprise, on a loupé un contrôle de passage, c’est-à-dire un panneau avec une lettre à indiquer sur notre carnet de route.

Daniel Pigeolet et la Simca Rallye2

Nous comprenons vite que c’est un panneau avec la lettre H que nous avons bien vu à côté d’une église mais comme il ne ressemblait pas aux autres panneaux de l’organisation, ni en couleur ni en dimensions, et que rien sur ce panneau n’indiquait le Tour de l’Aisne nous avons décidé de ne pas l’inscrire ! Eh oui, les faux CP sont autorisés en France.
De plus en Belgique un H est un point d’eau, prise d’eau pour les pompiers. Tous les Belges, toujours pointilleux, réclament gentiment, mais rien ni fait !
Au briefing le directeur de course ne nous a pas montré les CP ce qui est une erreur !
Nous perdons donc 30 points et le directeur nous dit : « ne vous faites pas de soucis avec ça !).Je ne manquerais pas de lui rappeler ses mots chaque jour !

Départ du Novotel Reims

Le lendemain nous faisons tourner le moteur pour chauffer l’auto, il a gelé la nuit.
Nous sommes au départ et moment du top, un concurrent vient nous faire remarquer que de l’eau s’échappe de l’avant. Oups « Clémentine » chauffe tellement qu’elle se met à bouillir !

Catastrophe, nous allons abandonner. On décide de rouler un peu en espérant que le vent refroidira le radiateur.
Après 2 kms on se met sur le bas côté. Nous allions casser le moteur et nous résigner à l’abandon. Soudain, voilà qu’arrive une camionnette avec deux gars qui nous demandent s’ils peuvent nous aider ? Bien sûr. Ils ont, à quelques kms de là, un garage où ils s’occupent de voitures anciennes ! Nous nous traînons à quelques kilomètres du circuit de Reims-Gueux où nous découvrons un garage uniquement dévoué à la voiture ancienne sportive. Après quelques interventions au niveau du vase d’expansion et du radiateur, diagnostic : pompe à eau out ou thermostat bloqué. Plus facile d’attaquer le thermostat et eurêka, après perçage d’un trou, tout fonctionne et nous avons même un peu de chauffage. Vite tout remonter, recharger le coffre et nous voilà repartis. Merci les gars ! Nous vous donnerons leurs coordonnées. Si vous passer dans le coin, allez les voir.

Nathalie et Philippe Durand sur Renault R12 Gordini 1969

Au niveau chrono, par contre cela va mal. Heureusement nous sommes dans une longue étape de 87 minutes et nous en avons environ 35 de retard ! Gaz à fond et je ne vous raconte pas comment nous avons filé avec le vent dans le dos ! Malgré deux épreuves de régul, en plein milieu, où ne prenons quasi aucune pénalité nous avons rattrapé sur le routier 20 minutes !
Nous sommes arrivés au CH plein phares et klaxon pour pointer 4 minutes en retard !

Clémentine attaque !

Les écarts étant très faibles, avec 240 points dans la vue, adieu mes frères, il ne nous reste plus qu’à nous promener !
Nous arrivons fatigué vers 13 h à l’hôtel Mercure de Chamouille (si si ) où le classement avant le départ de l’après-midi nous donne 15è.
Juste le temps de manger un reste de buffet que l’on nous avait laissé, une sieste de 15 minutes et c’est reparti. Etape autour de Chamouille, sans grandes difficultés, mais apparition de cartes "timbre-poste", au 100000è, agrandies ! Il y a déjà de la casse et des abandons.
Après un excellent repas, dur, dur : il faut repartir pour l’épreuve de nuit, 70 km avec départ à 10h30. Notre numéro de départ, 51, ne nous avantage pas, puisque nous roulons pratiquement une heure de nuit en plus que les petits numéros… en tête du rallye.

pas de trip avec calcul de moyennes, il faut s’adapter...

Peu avant le start, un classement est affiché par notre José Bailly "NATIONAL" : nous sommes remonté à la 5è place !!! Les cartes ont fait du dégât.
On se dit que c’est peut être encore possible !
Au retour de la nuit, nous sommes assez déçus, car cette épreuve était très facile !
Ce n’est pas là que l’on va faire la différence, car devant nous, les autres c’est du sérieux.

Martine et Daniel Vercammer sur Lancia Stratos 1976

Au petit déjeuner de dimanche, grosse surprise nous sommes 3 ème ex-aequo (après 500 km de rallye) !
La nuit précédente, nous sommes les seuls à avoir trouvé un CP dans la carte !
Bravo Daniel, tu es le meilleur !
Tout le monde a perdu 30 points ! Nous qui pensions que rien ne c’était passé !

la Simca ratatouille ???

Après cette courte nuit, nous avons donc la pêche en montant dans l’auto, un peu de stress car tout va se jouer ce matin !
Après 10 km, la Simca ratatouille ??? C’est la kata, je roule sur des œufs et je m’attends à ce que le condensateur brûle à nouveau, idem Boucles de Charleroi.

On se prépare comme dans une tempête en bateau : « Daniel tu sors et démonte le condensateur, moi je cherche un nouveau dans le sac »
On attend une petite descente, car si jamais elle ne repart pas, je n’ai pas envie de pousser !

comme quoi la régul’ ne nécessite pas beaucoup de chevaux, 2 suffisent !

Tout d’un coup un ange passe (oui je lis des SAS) et je me dis que c’est peut être le fil du compte-tour qui est relié à la bobine. Il m’a déjà causé un problème. Daniel sort, débranche le fil et miracle « everything is GOOD ! »

Concentration...

Le moral revient, surtout que nous arrivons à un petit casse croûte aux huîtres (ha ! les français, ils savent manger !) Mais avant, il nous reste la dernière zone de régularité à parcourir Maxi 6,5 km à 49,99 km/h de moyenne. Tout en carte, route très sinueuses et grasses à souhait, dans les bois bien humides. Allez, dernier coup de reins.
5, 4, 3, 2, 1, GO. Clémentine file comme le vent, toute en souplesse. Elle a retrouvé sa jeunesse et l’air du pays doit la doper… quand catastrophe, après 2 km, le trip électronique se bloque : consignes de Daniel : à toi de rouler à l’instinct. Mais c’est foutu pour la 3è place.
Nous nous vengerons lors de l’arrêt, en avalant les huîtres qui restent.
La fin de rallye se poursuit à la carte, à l’aise, puisque nous arrivons au final avec près d’un quart d’heure d’avance.
Il ne reste plus qu’à attendre le repas de clôture et la fameuse remise des prix.

Nous en profitons pour faire connaissance avec pas mal de concurrents français : vraiment très sympa, mais nous en parlerons une autre fois. De toute façon, convivialité est le mot à retenir ? Cela nous change de l’ambiance parfois (?) tendue en Belgique. En France pas de réclamation.

Tony Kevers et Baudouin Halleux et leur Mini Cooper

Le classement est "égrené" par la fin et lentement, avec des coupures pour faire durer le suspens. Nous pensons avoir perdu quelques places suite à la panne du trip, d’autant plus, que deux prises de temps ont été effectuées sur les 6 km.

de telles autos doivent elles participer ?

Nous sommes dans les 5 premiers !!

- 5è pas nous. Nous retenons notre souffle.
- 4è pas nous. Nous retenons notre souffle.
- 3è y en a pas ????
- 2è ex-aequo : Camerman-Pigeolet et Schneck-Sussot. La Volvo 123 GT est plus ancienne que la Simca Rallye 2 : nous serons donc 3è.

Heureux que nous sommes. Après tous las avatars mécaniques de "Clémentine la capricieuse", nous aurions signé pour ce résultat ; dès avant le départ.

En France il faut une licence FFSA

Pris par le temps, je ne puis m’attarder plus longuement sur ce rallye, mais retenez une chose dès à présent, nous serons certainement présents l’an prochain où nous vous conseillons de venir rouler. Le seul maître mot de l’organisation irréprochable (ah ce foutu contrôle différent des autres) : bonne humeur et convivialité.

A bientôt.

Dan Camerman et Daniel Pigeolet

Après un arrêt assez long par manque de temps, la rubrique dans le baquet de droite reviendra avec une saison complète de la seule Rallye 2 en rallye en Belgique. Daniel Pigeolet

Vos commentaires

  • Le 13 décembre 2008 à 14:41, par Emerson En réponse à : Un Tour de L’Aisne en 2008 !

    salut Dan ! palpitantes vos aventures, çà me fait penser a certains rallies en Daf - Comment fait on pour la licence FFSA ?

  • Le 19 décembre 2008 à 17:00, par Emerson En réponse à : Un Tour de L’Aisne en 2008 !

    je n’avais pas remarqué la plaque OBY, c’est étudié pour ? ;)

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