Bikers’ Classics.

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2018-07-09 13:57:20   

‘Ah que les Ardennes sont belles sous le soleil.’

Voilà le sentiment ressenti et exprimé par les nombreux spectateurs et participants aux Bikers’ Classics.
Cette année, en plus du soleil, des invités, autres que des pilotes, ont participé au développement de l’ambiance chaleureuse et à la découverte d’aspects différents présentés par des passionnés de moto.




Il est sûr que la famille des motards compte d’autres enfants que les pilotes. Mais tous expriment la même passion, participent à la fraternité et à la convivialité de celle-ci.

Certains nous aident à vivre ces sensations.

Luc Oyen.

« De Gand, je viens à Francorchamps avec ma Laverda. Depuis le début des années 80, c’est la troisième Laverda avec laquelle je viens ici. Je roule sur route et sur circuit, j’ai participé aussi aux démos en 2005, 2006, 2007 et 2008. Depuis, j’attends que l’envie revienne. A presque 65 ans, je ne rajeunis pas.


Je suis arrivé hier, environ 230km. Je voulais donner à ma moto, l’occasion de se ‘décrasser’. Heureusement, je veille à son bon entretien et tout se passe bien.

Je suis motard depuis mes 18 ans. J’ai abandonné pendant une quinzaine d’années. Et puis, un jour, je vois une Laverda. Je trouve que c’est une très belle machine et le virus me reprend. Je découvre aussi un monde d’amitié et de fraternité parmi les motards, qu’ils soient sur une Laverda ou un vélomoteur. »

Un mauvais souvenir ?

« Je suis sur le périphérique à Paris, sous la pluie. Je dépasse une voiture quand le moteur ne tourne plus que sur un cylindre. Je m’arrête dans un endroit sûr et sous l’averse, j’enlève le réservoir pour trouver la cause de cette panne. Par GSM, je prends l’avis d’une connaissance qui me conseille de contrôler l’allumage. Effectivement, un condensateur ne tient plus. Impossible de souder sur place. Je remarque que je pourrais peut-être caler le condensateur avec le couvercle et un élément pour exercer une pression. Par chance, je découvre au sol, un écrou en nylon pour fixer les plaques d’immatriculation et le tour est joué. Ce dépannage m’a permis de rejoindre ma destination dans le sud de la France et de rentrer à Gand sans problème. »


Un bon souvenir ?

« Les rencontres avec les amis, les journées sur les circuits à Francorchamps, en France comme Croix-en Thernois. Pour Francorchamps, la moto doit être en bon état car elle est très sollicitée. »

Cédric Louvel et ses amis.

Patrick Joslin.

« Je viens de Bordeaux 62 ans, Honda 600 CBR en Pro Classic, compétition bien connue en France qui réunit de bons amis.

J’ai le plaisir d’être à Spa, sans la pluie… Je ne peux vivre sans moto, c’est une drogue depuis tout petit. Avec l’âge qui avance et avec ces motos, je devrais me calmer. J’ai commencé la compétition à 42 ans. Avant, c’étaient quelques balades, pas de moyens financiers pour la course.

Voici le champion du ProClassic,

Laurent Villeregnier.

45 ans, sur Ducati, deuxième de la course derrière Cédric et premier en 1000. »


Cédric Louvel.


« J’ai 44 ans et suis passionné de moto depuis toujours. J’ai pratiqué du rallye routier, du circuit en endurance. Le prochain week-end, je participe aux 24H. de Barcelone, une proposition qui ne se refuse pas. La moto est une Suzuki GSXR 750 de 1987 que je prépare personnellement. Elle est pratiquement d’origine sauf l’amortisseur. J’y consacre beaucoup de temps, notamment pour la mise au point des carburateurs.


Les mauvais souvenirs se rapportent aux fractures, comme celle du Mans en 1999 qui m’empêche de rouler pendant presqu’un an.
Un bon souvenir est le titre de champion du monde 2007 en Superstock. J’ai participé à des courses dans le monde entier avec les motos, qu’enfant, j’avais en poster dans ma chambre. Maintenant, je roule pour le plaisir. »

Cédric Louvel.

Geoffrey, patron du Old School Barber Shop.


CapJo.

« J’ai rencontré Thierry Dricot et Gérald Wéry pour le tournage d’une émission TV. Thierry organise le Lifestyle Village où je suis invité. Pour diversifier les activités aux Bikers’ Classics, nous pensions à une présence atypique comme ce Barber Shop, idée en vogue pour le moment. Nous voici dans ce stand magnifique entouré de motos. Evidemment, passionné moi-même, je ne pouvais décliner l’invitation. Je voulais profiter de l’ambiance ‘racing’ sur le plus beau circuit du monde et y pratiquer mon métier, les soins du cheveu et de la barbe.


La moto ici présente est la mienne, pièce unique réalisée par Pascal Hougardy chez American Fever à Angleur, sur base d’un Sportster 1200 Harley-Davidson. »

Eric Lechat, Godier-Genoud Classic Competition.


« Nous sommes un club français avec des motos françaises, sur base de Kawasaki préparées par Godier-Genoud. Georges Godier et Alain Genoud ont gagné le Bol d’Or en 1974 et 1975. À la suite de ces victoires, ils ont commencé à préparer des machines sur bases de motos Kawasaki d’origine. Ainsi est née la marque Godier-Genoud…


Maintenant, nous faisons de l’historique et Alain Genoud a participé à des courses comme le Pro Classic, vraie compétition pour les amateurs sur des motos anciennes. Nous roulons sur plusieurs circuits en Europe, Le Castelet, Francorchamps, Aragon, Nogaro, Mugello avant tout, pour nous faire plaisir. Chacun participe à son rythme. Les bases des motos sont des machines des années 78 à 85 qui font référence à des motos de compétition. Le modèle GG 1135 Réplica est la copie de la Kawaski Performance qui a gagné en 1981, les 24H. du Mans.


Personnellement, je suis pilote et mécanicien. Cet hiver, j’ai reconstruit complètement ma machine. Impossible d’estimer le temps consacré à ce travail mais c’est vraiment beaucoup. L’évolution est permanente et je peux fabriquer des pièces selon les plans que je possède.


Donc, c’est du plaisir de ‘mécaniquer’, de rouler surtout à Spa sur un circuit superbe, sous une tempête de ciel bleu et où nous sommes toujours bien accueillis. Je suis déjà venu à Spa mais c’est la première fois que j’y suis avec ma moto. Je pratique la moto depuis longtemps et du circuit depuis les années 2000. Pas de compétition mais le plaisir de la moto et des motards, de la préparation et des apéros. »

Katja Reitter.


« Je suis à Francorchamps avec ma Laverda car c’est du plaisir pour moi. Après un long moment à regarder les autres rouler sur circuit, j’ai commencé à courir moi-même en 2011. Je participe en Allemagne à des courses historiques. Ma première course était sur le Nurburgring sur ma Laverda. Je suis venue à Francorchamps courir pour la première fois en 2014. Pour la route, je possède une Ducati. »


Pourquoi une Laverda ?

« Mon ami et ses copains possèdent des Laverda et voilà pourquoi je suis en Laverda. C’est une bonne moto, fiable, assez confortable et la mienne est d’origine. Etre ici à Spa avec ce temps magnifique sera un bon souvenir. Le circuit est vraiment amusant et je le préfère au Nurburgring. »

KD Motorcycles Belgium.

« Nous sommes tous des passionnés qui consacrons nos temps libres à cette moto, construction complète autour d’un moteur Ducati. C’est sa deuxième course et elle doit faire ses maladies de jeunesse. Notre pilote aussi en est à sa deuxième participation et comme nous, reste un amateur. Pour lui, c’est surtout adrénaline et plaisir.


Le ‘Sultan of Sprints’ est une course de sprint en 4 manches : Monza, Spa, Glemseck, Saint-Raphaël. L’ambiance est bon-enfant, nous sommes ici pour le fun, la passion de la moto, un peu de compétition et surtout beaucoup d’amitié. Nous rencontrons des participants de partout, des allemands, des français, des belges et aujourd’hui, un japonais. C’est un événement rassembleur autour de la même passion. »


KD Motorcycles Belgium.

Philippe Ducouret.

« Je suis passionné d’anglaises depuis mes premières années. J’ai roulé sur des Norton Commando de route. Depuis une dizaine d’années, je me suis mis à la piste, bien évidemment sur Norton. La 22 sur laquelle je roule maintenant est un cadre Seeley Mark 2, moteur Norton, bas-moteur de 850, cylindres Maney, embrayage Newby , bielles Carillo et donc , une machine performante, fiable, conçue pour la course. Il faut surveiller les boulons car elle vibre à haut régime. Avec ce châssis rigide, la moto est très agréable. Elle n’a pas les accélérations d’un 4 cylindres mais elle permet de figurer honorablement sur la piste.


Je prends du plaisir à rouler mais aussi à préparer la moto. Deux projets sont en cours de réalisation : le premier concerne un cadre Seeley Mark 3 à équiper d’un 500 et le deuxième, un cadre Petty avec un moteur Manx. Ils complèteront l’écurie et augmenteront le plaisir de rouler.
Francorchamps est un circuit fabuleux, long mais les lignes droites ménagent la mécanique. L’organisation est bien faite, les gens sympathiques et nous sommes présents avec grand plaisir.


Avec la retraite, ma femme et moi allons restaurer des motos anciennes. Elle prend en charge la sellerie. De nos 4 enfants, le plus jeune est intéressé par la mécanique et très motivé. Ainsi, nous essayons d’assurer un renouveau autour de la piste. »

Un bon souvenir ?

« A Pau, au stand, je suis à côté d’Alain Genoud et il me dit : « Prends ta moto et je vais te montrer où on passe. » Et j’ai pris une leçon ! Les grands pilotes ne se prennent pas la tête, ils restent simples, abordables. »

Sylvain Gaigeard.

« Je suis pilote du Pro Classic depuis 1999, le début. Je suis ainsi un des plus anciens pilotes en activité. Nous avons commencé avec des Honda 450CB (1991), ensuite des 350CB très préparées (1995), des 500XT très préparées aussi, et depuis quelques années, des 600CBR ( 2001).


Ma femme a créé le Pro Classic. C’est un championnat français avec des pilotes français, anglais, belges, espagnols sur les grands circuits de France, en Espagne à Aragon, en Belgique à Spa. Aujourd’hui, nous étions 57 pilotes inscrits et quelques uns sont absents.


J’ai commencé la moto en 1979, obtenu le permis ‘gros cubes’ en 1980 et je n’ai jamais arrêté depuis. Ma première vraie moto est un 500XT car je rêvais de participer au Paris-Dakar. Je me suis contenté de rallyes ‘régularité’ dans le sud de la France. Je garde un mauvais souvenir d’une chute qui m’a valu un mois d’hôpital. Mais les bons souvenirs sont présents dès que je suis à moto. C’est un espace de liberté et nous venons sur de beaux circuits. Depuis lundi, nous sommes dans les Ardennes que nous avons découvertes à moto. C’est génial. Je me croirais presque dans les Alpes, de beaux paysages et un très beau temps. »

ProClassic.

Mai-Lin, Sultans of sprint.


« Je m’appelle Mai-Lin, j’ai 22 ans et je viens de Hambourg.

Je participe à ces sprints parce que j’aime la moto. Elle est aussi une partie mon job. Je fais des vidéos, photos pour des medias et je me déplace à moto. Celle-ci est ma moto de course et elle est très rapide. J’aime la compétition que je pratique depuis mes 19 ans. C’est ‘pure adrénaline’. Ma première moto de route était une CB500 et j’en ai eu 7 jusqu’à présent. »


Sultans of sprint.

Vous remarquez aisément que tous partagent les mêmes sentiments pour la moto et tout ce qui l’entoure.

Si c’est aussi votre cas, n’hésitez pas et venez.

Dimitri et Philippe Haulet.

Nos photos.

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