DANS LE BAQUET DE DROITE EST DE RETOUR ! (MAK Rally)

Daniel Pigeolet    2006-11-24 18:39:00   

Dans le baquet de droite... au 9ème MAK Historique - 17 & 18 juin 2006


Nous nous sommes quittés courant mai, après les 10 Heures de Huy. Un emploi du temps assez surchargé, avec les organisations du 1er Wallonie Classic Tour en juin et la 9è Ronde de Ciney en septembre, m’a obligé à mettre en veilleuse cette rubrique que l’on me dit tant apprécier. Et pourtant, je ne vois pas beaucoup, voire pas de commentaires sur les reportages qui essayent de vous faire ressentir nos émotions.

Trêve de blablas, vous allez voir que je ne suis pas resté inactif sur le plan rallyes. Ce récit sera d’un autre style que celui utilisé précédemment, car le temps efface bien entendu beaucoup de détails et de précisions, mais, je vous promets pas mal de surprises.

9e MAK HISTORIC RALLY

Au départ de Malines, c’est le seul rallye de 2 jours comptant pour le championnat. Mais qu’avait donc préparé l’homme à la " queue " de cheval Roger Wuyts. Je ferai ici une parenthèse pour signaler que suite au décès d’ Antoine Van Reet, autre cheville ouvrière du MAK, Roger a du supporter seul toute l’organisation.

Un baquet de libre ...

Vu le coût d’une telle épreuve, j’avais décidé de
faire l’impasse cette année. Et surprise,
le jeudi avant l’épreuve, Jean Goffi, pilote
habituel d’une VW Cox, m’invite au pied levé
à rejoindre le siège de droite, son co-pilote
étant hospitalisé. Aussitôt dit aussitôt fait,
j’accepte, bien que connaissant très peu Jean,
qui ne participe qu’à 1 ou 2 rallyes par an, dont le MAK.

Samedi matin 17, je me replonge 40 ans en arrière, moment où je roulais en Cox, fin des années 60 (si, si, je vous assure).
La " bête de course " m’attend très paisiblement
avec ses 50 (?) chevaux et sièges d’origine.
A peine le temps de faire plus ample connaissance,
que le départ est donné. Bah, nous avons 2 jours
devant nous.

Cuvettes & balnéothérapie !

La première journée doit nous amener à Spa, terme
de la première étape, où nous sommes logés au Sol Crest.
Nous quittons Louvain, direction la Hesbaye. Les fortes pluies de la semaine précédente n’entravent pas notre progression (nous aurons même droit à une dizaine de km d’autoroute), routes bien sèches... sauf dans les cuvettes qui se sont transformées en piscines olympiques de balnéothérapie. Défense de caler, sous peine d’un bain de boue forcé. Plus d’un ira à la faute, poussette obligée et les pauvres en cabriolet, aie, aie, aie ! La première plongée se fera comme à Walibi, la rivière sauvage ! Je vous laisse découvrir l’état des véhicules à la fin du rallye, dimanche soir à Malines. Une mini sera bloquée dans la boue sortie d’un champ, celle de Philippe Dupan verra la boue remonter par le levier de vitesse. Que dire des Triumph de la famille Curinckx et Thierry Pont et de la lotus Elan de Wilfried Bettens, dont les ailes avant n’ont pas résisté à la poussée de l’eau.

Via Hoegaarden où, malgré la forte chaleur, aucune halte n’est prévue pour déguster une bonne "Blanche", nous atteignons non sans peine Hannut. Une nouvelle route, non renseignée sur la carte, va provoquer un écrémage supplémentaire. Nous tournerons pas mal en rond, normal dans un rond point, pour tomber sur le bon quartier en passant dans un chemin de terre... que nous ne devions pas prendre. Malheureusement, Jean a oublié de me signaler le CP placé au début de la bonne route que nous devions emprunter. C’était pourtant un signe non négligeable que la bonne route à suivre était bien celle-là, puisqu’il n’y a plus de faux CP. Ca va ? Vous suivez ?

A la halte de midi, à Braives entre Villers le Bouillet et Waremme, les premières constatations tombent. Assez facile croyions-nous, mais déjà 3 CP manquants. Les Flamands sont les spécialistes des cartes anciennes, des cartes passées au Tip-Ex ou modifiées. Mais la Cox est toujours très vaillante et solide dans les tronçons parfois mauvais. Malgré sa faible puissance, nous ne prenons que 2’ aux différents CH et les 2 premiers RT se sont bien passés. Il faut dire que le rythme est soutenu et le mélange de fléché métré, non métré, carte tracée et à tracer, ne nous laisse pas de répit. Robert Aerts, secondé par Erik Agneessens, semble en tête, 1 CP d’avance sur nous.

Après le buffet froid, nous repartons le couteau entre les dents. Il y a 600 points à reprendre. J’ai profité de l’arrêt pour briefer Jean, qui n’est pas encore habitué au rythme et aux difficultés de la catégorie Classic (lui qui roule peu et en catégorie Touring).

En route vers Spa avec une liaison de 25 km en fléché métré via Ombret, Villers le Temple, Outrelouxhe, Strée et Vierset-Barse, siège de l’RT 4. Toutes le routes du Rallye du Condroz. C’est ici que le premier couac va se produire. Vierset est en travaux depuis des mois et nous sommes étonnés de la chose. C’est le "bordel" complet dans le village et Roger Wuyts doit remettre les équipages sur la bonne route. L’RT sera annulé mais les minutes prises au CH suivant maintenues. Rien à y comprendre. Ce ne sera pas la seule erreur de l’organisation, qui nous avait habitué à mieux.

Le road-book nous mènera ensuite à Spa, principalement en cartes, en traversant Modave, Clavier, Oneux, La Vallée du Néblon, Filot, Xhoris,
La Redoute, Creppe.
Les routes sont devenues très étroites, vallonnées et sinueuses, Le pilote et la voiture montrent logiquement leurs limites bien légitimes. Pourtant, nous ne nous en sortons pas mal.
L’arrivée à Spa est une fois encore à l’emporte-pièce. Une modification de parcours due à une fête dans le centre ville, prévue de longue date, mal expliquée va mettre pas mal d’équipages en émoi. La traversée de Spa, le tour de Spa et la re-traversée de Spa avec un CP humain en plein centre. Nous nous en sortons si bien que nous remettons l’équipage vainqueur sur la bonne route.

Au Sol Crest, après nombres discussions (déjà) et après un excellent repas, comme de coutume au MAK, un premier classement est affiché. Ne le possédant plus, je peux dire que Aerts-Agneessens sur BMW 2002Tii sont en tête avec moins de 600 points d’avance sur Goffi-Pigeolet VW Cox. Ah, ce maudit CP à Hannut que Jean ne m’a pas signalé.

Jean attaque !

Après une nuit d’un sommeil réparateur, la mise en jambes au départ de Spa, pour la 3è étape démarre en fanfare. Double carte avec RT dans la célèbre Clémentine, Tiège et Surister. La machine et les hommes sont bien éveillés, puisque nous passons à zéro et 6" en retard pour l’ RT. Vu les difficultés naturelles, c’est très bien. Jean attaque, même un peu trop (tout droit dans une épingle pourtant annoncée) avec des trajectoires un peu erratiques. Nous nous ferons quelques frayeurs.

La traversée des Fourons va apporter sont lot de difficultés et problèmes. Riverains mécontents, la procession de Fourons-le-Comte... , où nous voyons Aerts-Agneessens pourtant partis 10’ avant nous, jardiner allègrement et nous suivre pour éviter la procession du centre ville. Un fléché non métré très piégeux entre Dalhem et Wonck, de l’autre côté de la Meuse va accentuer le malaise. Aux cimenteries Holcim à Visé, nous rattrapons plusieurs voitures en ballon. Des travaux pourtant commencés depuis plusieurs semaines, vont faire tourner les participants. Preuve supplémentaire que les organisateurs ne sont pas revenus récemment sur le parcours, comme il se doit.

Le reste du parcours se poursuit en cartes par le Limbourg, avec arrivée au Château de Mot à Groot-Gelmen, pas loin de Tongres. Absolument superbe.
Les discussions vont bon train, les piégés veulent des annulations dans les secteurs où ils ont été gênés.
Où est l’incertitude du sport et les faits de course existent-ils encore ? Tant pis pour ceux qui en sont bien sortis, parce que plus perspicaces.

Le retour sur Malines reste du même acabit : fléché de liaison entre cartes piégeuses à souhait, faites pour les équipages flamands aguerris à l’orientation et au "ritten sport".

C’est soulagés que nous entrons sur somptueuse Grand Place de Malines, spécialement ouverte aux participants pour une exposition des voitures. Le champagne servi est je peux vous l’assurer très bien apprécié.

Le classement se fera attendre très longtemps, puisque de discussions en discussions, les calculs se feront et se déferont. On peut même dire qu’il s’est fait à l’influence, au pied d’un escalier en fer. Où est le sport et le fair-play ?

A oublier au plus vite, malgré notre 2è place au général Classic, résultat inespéré, vu les moyens dont nous disposions.

Au classement "officiel" :

- 1er Aerts-Agneessens BMW 2002 Tii
- 2è Goffi-Pigeolet VW Cox
- 3è Van Assche-Van Overschelde MGA

Nous étions habitués à vivre un rallye difficile et bien organisé. 2006 fut un raté monumental, que la disparition de Antoine Van Reet n’excuse pas. Roger Wuyts nous doit une sérieuse revanche en 2007.

Je pensais faire bref pour ce compte-rendu, mais bon il y avait des choses à dire.

Daniel Pigeolet

Vos commentaires

  • Le 25 novembre 2006 à 19:13, par eric driesen En réponse à : > DANS LE BAQUET DE DROITE EST DE RETOUR ! (MAK Rally)

    Bien content de revoir ta rubrique à nouveau là.
    Heureusement que la mémoire t’étais un peu défaillante pour le compte rendu !!!!.Comme d’hab, c’est comme si ont y étaient.
    Bon allez, t’as remis les doigts sur le clavier, ont en veux d’autres.
    Amicalement
    Eric

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