Peugeot 208 Gti.

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2017-09-12 08:44:07   

A un chiffre près, le nom nous plonge dans les années 80, ces années où les GTi faisaient rêver et étaient les ‘désirées sur la route’.

Au moment de tester l’héritière de la célèbre 205 GTi, je ne me fais pas prier. 😜

Après la 206 et la 207 RC passées un peu inaperçues, Peugeot se doit de revenir en haut de l’affiche.


Alors cette 208, digne arrière-petite-fille de la 205 GTi ?


Côté look.

Cette Peugeot 208 GTi ‘By Peugeot Sport’ arbore fièrement son look différent avec son Mix de couleur bien tranché sur le flanc, la ‘coupe franche’.


Afin de rester anonyme, il est toutefois possible de la commander dans une livrée plus traditionnelle, plus classique.

Au premier coup d’œil, cette 208 GTi se veut discrète, hormis des jantes noires en 18’’, une double sortie d’échappement, des extensions de bas de caisse noires, une calandre assombrie...


Le temps des GTi d’antan est révolu. Les constructeurs ou/et les propriétaires de GTi semblent apprécier la discrétion...

Pour ma part, je vais jusqu’au bout de l’image véhiculée par une Gti et je coche la croix de la peinture bi-ton ‘coupe franche’ : originalité et agressivité !


Que se passe-t-il à l’intérieur ?

Comme pour sa cousine DS3 Performance, cette 208 GTi propose les mêmes sièges baquet.


Le mélange tissus / Alcantara, la surpiqûre rouge apportent la touche ‘Racing’ à cet intérieur.


La combinaison maintien/confort est une des meilleures offertes par les sièges baquets dans lesquels j’ai pu me glisser.

J’aime les tapis de sol de couleur rouge. Ils apportent la couleur et la vivacité visuelle à bord du cockpit.


Les divers matériaux de l’habitacle alternent le froid et le chaud. Mais l’intérêt de cette 208 GTi se trouve ailleurs…


Je me sens bien derrière le volant aux dimensions réduites. La taille du volant fait souvent débat. Il est vrai qu’avec les années, la circonférence augmente et Peugeot va à l’opposé de ce diktat.

Si la prise en main est aisée et le retour plus direct, les informations du tableau de bord, cachées par l’arceau du volant, sont difficiles à lire.

Il y a du monde sous le capot ?


Le bloc reste le 1600cc THP (Turbo High Pressure) développant la bagatelle de 208cv, une belle analogie pour cette 208 Gti. 🤣

Le moteur est rageur. N’hésitez pas à le pousser vers le sommet du compte-tour car il est demandeur !


Je le trouve plus présent dans l’habitacle que pour sa cousine DS3. Même si les longs trajets peuvent se révéler plus bruyants que dans la version HDi, nous sommes encore bien loin de la 205 GTi d’époque !

Sur la route.

Après un rapide tour du propriétaire, il est temps de dégourdir les belles jantes noires en 18’’ de cette Lionne !

Dès les premiers mètres, vous êtes tout de suite mis au parfum ‘Gti’ !
L’amortissement est dur, le moteur rageur et la direction directe.

Accrochez-vous, c’est parti ! La suspension est bien calibrée, elle donne tout le relief de la route. Par contre, ceci peut être fatigant pour les lombaires si les kilomètres ‘belges’ s’enchaînent.

Le moteur offre une plage d’utilisation bien large, ce qui permet d’alterner conduite coulée et sportive.


La boîte de vitesses est bien étagée avec des rapports courts qui décuplent les sensations à l’accélération. Le guidage est par contre, perfectible !

La direction est précise et les mouvements facilités par ce petit volant.
Le train avant est littéralement collé au bitume, bien aidé par un autobloquant Torsen.

Il est amusant d’enrouler les virages serrés et de sentir ce train arrière ‘mobile’, enfin juste ce qu’il faut pour s’amuser sans se faire peur !

Derrière ses belles jantes noires, se cachent péniblement les étriers Brembo 4 pistons qui apportent puissance et endurance au freinage

Quand vient le moment de conclure.

Cette 208 GTi est-elle un sacré numéro, tout comme l’était son arrière-grand-mère ?
Alors oui, bien sûr !


Si rouler en GTi n’est sans doute plus très tendance, qu’importe !

Je prends du plaisir à son volant et ça, ce n’est pas quantifiable. 👍

Les + :

- Comportement dynamique.
- Le ‘plumage’ avec la coupe franche.
- Moteur explosif.
- Train avant.
- Freinage.

Le – :

- Amortissement ferme.

Dimitri Haulet.

Nos photos.

Peugeot 208 GTi.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.