Renault Mégane RS.

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2018-09-19 17:38:47   

La quatrième génération Mégane débarque en 2016.

Quant aux bébés RS, ils en sont à la troisième naissance puisque le premier n’a pas reçu l’adoubement ‘Renault Sport’.




L’aura du dernier impose à Renault de combler ses nombreux fans.

Look.

Pour plusieurs constructeurs, les versions sportives passent aux 5 portes et cette Mégane RS, tout comme la Clio, n’y déroge pas.


Le look est soigné et les designers se sont plus ‘lâchés’ que pour sa petite sœur.


Les ailes sont gonflées. Elles prennent 60 mm à l’avant et 45mm à l’arrière.

Le diffuseur arrière intègre une sortie d’échappement centrale.

Ajoutez le RS Vision (les feux antibrouillard et longue portée évoquant le logo Renault Sport), des étriers Brembo 4 pistons, …


Physiquement différente des versions diesel, cette Mégane RS ne cède pourtant pas aux appendices de course.

Elle allie sportivité et discrétion, sauf si vous cochez la couleur jaune ou orange.

💛 🧡

Du côté de l’intérieur.

L’intérieur reçoit une touche Racing avec de l’alcantara (option) sur les sièges et panneaux de portes couplés à une surpiqure rouge, sans oublier le repère sur le volant !


J’aurais aimé des palettes qui descendent plus bas. Elles sont un peu courtes quand vous roulez avec vos mains à 9H15.


Les sièges sont confortables. Ils offrent un bon maintien latéral, même si je les trouve un peu larges.

La position de conduite est excellente. Par rapport à l’ancienne génération, il est possible de descendre le siège conducteur relativement bas.


L’habitabilité est bonne à l’avant mais aussi à l’arrière. Le confort est préservé malgré un châssis plus rigide et des suspensions plus fermes. Etonnant !

Un calme olympien règne à bord, enfin selon le mode de conduite choisi. Le neutre ou le confort conviennent aux trajets silencieux.

Si vous optez pour le mode Sport ou Race, les décibels seront plus nombreux, passeront par l’échappement mais aussi par les diffuseurs…


L’instrumentation de bord allie l’analogique et le digital, tendance sans être Hitech.

Sous le capot.

Exit le 2,0 L de cylindrée, remplacé par un 1,8L qui développe 5 ch de plus que son prédécesseur avec en plus de meilleurs émissions de CO2.


Il culmine à 280 ch pour un couple de 390 NM, et permet donc à cette Mégane, de franchir le 0 à 100km/h en 5,8 secondes.

La vitesse de pointe atteint les 250 km/h !

Sur la route.

Sur papier, les données techniques sont alléchantes mais la pratique n‘a pas son pareil pour découvrir une sportive.

😈

Deux gros changements sont à remarquer pour ce troisième opus de la Mégane RS :

- les 4 roues directrices (origine) et

- la boîte EDC (double embrayage disponible en option).

5 modes de conduite s’offrent à vous et selon le choix, les différences peuvent être bien marquées.

Les modes Confort et Neutre, relativement discrets, favorisent une conduite souple et confortable. Par contre, il en va autrement des modes Sport et Race !


Ces derniers exaltent le caractère de cette RS pour retrouver le caractère bien frappé de l’ancienne génération.

Si le moteur semble un peu linéaire (pas de coup de boost), la boîte EDC m’étonne par son efficacité, encore accrue dans les modes sportifs.

Les raclements et pétarades dans l’échappement sont ‘fun’ et grisants, malgré le côté artificiel par moment.

La motricité est parfois perfectible dans les virages serrés et lors des fortes accélérations. L’autobloquant proposé en option devrait clairement corriger le tir.


Au châssis déjà bien affuté, vous ajoutez les roues arrière directrices et vous obtenez une voiture à la tenue de cap diabolique !

Les passages en courbes sont tout simplement bluffants.

Malgré cette efficacité, cette Mégane RS se révèle encore joueuse. Elle se place bien en courbe en laissant glisser légèrement le train arrière, un régal. 


Mais il vous faudra surveiller la jauge d’essence car elle s’avère relativement gourmande lorsque vous asticotez la pédale de droite.

Pour conclure.

Avec 2 nouveautés importantes (boîte auto et 4 roues directrices), cette Mégane RS élargit son cercle de clients potentiels.

Elle devient plus civilisée et permet un usage fréquent.

Elle garde néanmoins son caractère RS, dès le mode Sport enclenché !


La division Renault Sport propose à nouveau, une voiture aguichante pour satisfaire les puristes et tous les autres.

Vivement la version Trophy.

Les + :

- Châssis.
- Efficacité des 4 roues directrices.
- Moteur souple.
- Look racé.
- polyvalence confort/sportivité.

Les – :

- Motricité.
- Consommation.

Dimitri Haulet.

Nos photos.

Mégane RS.

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