A.P.A.L. quatre lettres qui ont fait du chemin...

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2024-12-16 14:21:36   

Lors de notre rencontre avec Edmond PERY, nos interviews s’enchaînent et Edmond nous raconte l’anecdote de comment est née la Carrosserie APAL ! (bien avant de penser aux Buggys)


A.P.A.L. ... Edmond d’ou viennent ces 4 lettres ?

Au cours du soir, un élève, Bruno, est toujours bien habillé mais participe peu aux exercices de soudure ou de tôlerie. « Comment vais-je te mettre des points ? » À cette remarque, il répond qu’il vient seulement voir. Son but ? Construire des voitures. C’est aussi ce que je souhaite. Sachant ma position précaire à l’école, je suis TRES intéressé par cette idée. Dès lors, nous nous voyons régulièrement.

VW à toit amovible.

Quid de l’argent ? Fils de douanier, je n’ai absolument pas les moyens de financer une entreprise. Bruno a des moyens financiers et des contacts. Il trouve un atelier à Herstal, rue du 3 juin. A l’école, je repère trois élèves surdoués, Christian, Bruno et Charles.

A la fin de l’année scolaire, ils seront engagés. Il nous manque le nom de la société. Je pense me souvenir que Bruno trouve A.P.A.L. (Application Polyester Armé Liège), et il crée la ‘Carrosserie APAL’.

Nous sommes en 1960 et je vais maintenant partager ma vie entre l’école et l’atelier d’Herstal où j’interviens bénévolement car mon père ne veut pas que je quitte l’école. Les trois élèves sortis de l’école, Christian, Bruno et Charles sont engagés et, en plus de travailler sur notre prototype, ils font des réparations de carrosserie classique tels que des réparations de Mercedes 190SL du garage Henri à Visé qui nous fournit beaucoup de travail. Plus tard, Bruno me mettra en relation avec un industriel liégeois qui me prêtera de l’argent pour quitter l’école et devenir associé dans la Société APAL maintenant installée dans un local des Forges de Zeebrugge. Au sein d’APAL, Bruno garde la Volkswagen spéciale et moi, l’Auto-Union.

A cette époque j’ai déjà construit quelques voitures : la première l’Amilcar, la deuxième basée sur un châssis de Volkswagen ( moteur Okrasa Oettinger ), deux places, avec un toit amovible dont les éléments se rangent dans le coffre ; la troisième, une Auto-Union construite pendant mes loisirs de professeur. Cette voiture a une ligne très futuriste et me sert de carte de visite. Avec un très joli mannequin, nous gagnons le concours d’élégance internationale de Chaudfontaine.

Auto Union.

Propos recueillis par : Philippe Haulet et Dimitri Haulet.

Retrouvez l’histoire complète dans le livre "Edmond PERY, une vie d’aventures et de passion pour l’automobile".
https://www.automag.be/?LIVRE-APAL-...

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