Chimay - L’Open Trophy vu de l’intérieur.

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2024-09-05 19:07:32   

Chimay - L’Open Trophy 2024.

Lorsque nous nous rendons à Chimay pour l’Open Trophy, nous avons pour habitude de rencontrer et interviewer les pilotes participant à cette épreuve.
Aujourd’hui, nous laissons la parole à une des organisatrices : Léna Robin.


Supermoto, European Bug-In, Classic Bike et L’Open Trophy sont les principales organisations pour le Circuit de Chimay. Quelle charge de travail représentent-elles ?

Je suis la seule employée à temps plein et je travaille majoritairement pour les épreuves Supermoto, l’ European Bug-In (bisannuel), Le Classic Bikes et l’Open Trophy.

Nous présentons aussi les 8 heures Vélo en septembre pour la deuxième fois en 2024 et quelques événements ponctuels.

La seule période ‘calme’ de novembre à février permet les contacts avec les clients, les fournisseurs.

Depuis 2 ans, nous ne connaissons plus vraiment de moments creux. En avril, c’est parti et ça va crescendo. Par exemple, depuis la mi-juin, je travaille tous les soirs jusqu’à 23H. 60 H/ semaine et même 70 en semaine d’événement.

Heureusement, nous bénéficions d’équipes de bénévoles.

Leur nombre est presque le même pour chaque épreuve, entre 25 et 30 personnes.

Pour L’Open Trophy, ils sont entre 140 et 150 personnes et une trentaine de membres de l’A.S.B.L. Circuit de Chimay.

Le club est géré par 7 administrateurs. Les représentants de la ville et de la Bière de Chimay assurent le contrôle. La gestion quotidienne échoit à Jean Yernaux.

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Pourquoi l’European Bug-In est-il organisé tous les deux ans ?

J’ai pris le train en route et le motif de cette décision m’a été confirmé : éviter la lassitude.

Les épreuves sont toujours les mêmes : 400M, la partie Show & Shine, la partie Drag. La crainte de lasser les amateurs la justifie.

Ainsi, les participants sont impatients de revenir.

J’ajoute que l’European Bug-In est une collaboration entre European Bug-In Entreprise et nous. Ils prennent en charge tous les aspects sportifs, l’inscription, la prévente.

Nous gérons la mise à disposition du site avec les bénévoles, le service médical.

https://europeanbugin.com/

Cette année, 25000 spectateurs viennent de partout.

Entre autres, France, Angleterre, Allemagne, Autriche, Pologne, Norvège, Suède, Danemark, Italie, Espagne, Irlande, Ecosse, Japon, Malaisie, Etats-Unis et ce nombre augmente toujours.


Le Classic Bikes.

Est organisé pour la trentième fois cette année.

La fréquentation des spectateurs a diminué légèrement, environ 300 personnes en moins.

Nous pensons que 2022 et 2023, années après-covid, ont été exceptionnelles et expliquent ce léger recul.

Par contre, les participants étaient plus nombreux, 480 pour le Classic qui a le vent en poupe. L’ambiance est ‘bon enfant’, festif, familial, rock & roll. La soirée du samedi dure tard... très tard !

L’Open Trophy.

Les quelque 300 participants sont mieux organisés, plus professionnels que pour le Classic.

Généralement, ils viennent avec des semi-remorques pour motos et équipement.

Les mécanos installent le tout bien avant le week-end. Les pilotes sont souvent plus jeunes qu’en Classic.

Le calendrier regroupe les deux épreuves sur une semaine en juillet. N’est-ce pas pénalisant pour vous, organisateurs ?

Pour l’instant, nous occupons encore de vieux bâtiments. Hormis ceux-ci, nous devons tout louer.

En regroupant, nous facilitons montage, démontage.

Exemple, l’équipe logistique qui installe les pneus est occupée depuis fin mai.

Pourquoi ne pas adjoindre l’European Bug-In ?

Ce serait trop fatiguant pour nos équipes. Cette année, il y avait deux week-ends de battement entre l’European Bug-In et Le Classic Bikes.

Il y a deux ans, c’était un seul et tous étaient très fatigués.

Ces épreuves demandent beaucoup de temps et il nous faut du répit entre elles.


Mais la raison principale est que la configuration des paddocks est complètement différente. Le temps de démontage-montage serait trop court.

Au Bug-In, les derniers spectateurs ou participants partent le mardi et au Classic, nous ouvrons officiellement le mercredi. Certains arrivent même avant. Cela serait donc ingérable.

Le circuit ?

Nous travaillons beaucoup en partenariat avec la commune.

Depuis mai, Gustave, le responsable, est en contact permanent avec elle pour les travaux à réaliser, débroussailler, tondre, …

L’autre point de contact est le S.P.W. qui est propriétaire des routes. Donc, changer un rail leur incombe.

A notre charge, la peinture des vibreurs, les pneus, combler un trou avec du gravier, ...

Escort Rally.

C’est aussi une co-organisation entre H.M.C. (Hainaut Motor Club) qui gère les aspects sportifs et nous, pour l’infrastructure.

Cette épreuve attire de moins en moins de pilotes et de spectateurs. Notre intérêt est faire venir le public ici au circuit parce que l’entrée est payante.

Mais le spectacle y est toujours le même. Difficile d’innover.

Donc, le public va dans les spéciales où c’est gratuit.

Pour le H.M.C., les contraintes liées à cette épreuve sont de plus en plus exigeantes.


D’un commun accord, nous nous donnons un an de réflexion.

Peut-être, envisager l’organisation bisannuelle ?

De plus, la majorité des participants vient de Grande Bretagne et le Brexit n’a rien facilité.

L’avenir ?

Nous attendons impatiemment la nouvelle infrastructure.

La fin des travaux est prévue pour le printemps 2026, l’occasion de fêter dignement le centenaire du circuit.

Notre but est qu’elle soit utilisée 300 jours par an, quel que soit le type d’activités.

Cliquez sur l’icône.

Dimitri Haulet.

Philippe Haulet.

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