Chimay - Open Trophy : fidèle à la tradition !

Dimitri Haulet, Philippe Haulet    2025-08-12 08:20:11   

Cette année est fidèle à la tradition.

Le circuit de Chimay attire toujours autant de pilotes et de spectateurs.

Allons à leur rencontre.





Damien De Reys.




Arpenter les paddocks de l’ Open Trophy de Chimay permet des rencontres multiples et enrichissantes.

Ainsi, mon regard tombe sur une moto aux couleurs ‘Flashy’ qui arbore le célèbre N° 27 porté par Casey Stoner, ce grand champion !

Allons à la découverte de ce pilote-mystère.

Damien. J’ai 32 ans et je fais ici à Chimay ma toute première course.

OK Damien. Tu n’as pas choisi la facilité.

Pour une première course, un circuit urbain, la catégorie ‘Reine’, tu vas devoir t’accrocher.

Pourquoi la course urbaine ?

C’est un monde différent avec plus de convivialité et beaucoup d’entraide entre pilotes. C’est différent du circuit qui est plus ‘cloisonné’.

Comment es-tu venu à la compétition moto ?

J’aime la moto. Petit, j’ai pratiqué le cross, l’enduro. Le permis en poche, j’ai roulé sur route.

En 2024, j’ai commencé les « Track Day » sur différents circuits. J’ai accroché et apprécié cette recherche de la bonne trajectoire.

C’est un pilote expérimenté (Jean-Pierre Polet) qui m’y ’a amené. Tout de suite, j’ai compris et me suis dit : C’est ça que je veux faire.

Ta moto n’est pas récente, pas la plus performante. Comment ça se passe sur la piste ?

Je conduis la ‘mamy’ du groupe. Elle rend 40 à 50 CV aux meilleures machines…

Dans la ligne droite à fond, je plafonne à 290km/h et les plus rapides me déposent.

C’est pourquoi j’ai le projet de changer de monture pour 2026. Je serai présent avec une Top moto.

Et la suite ?

J’ai adoré cette expérience et je veux la prolonger, tout mettre en place pour continuer et progresser.

Je suis comme un enfant qui réalise son rêve.

Espérons revoir Damien lors de prochaines courses.

Et pourquoi pas en Irlande, l’ile de Manx, le graal pour tous les pilotes urbains.





Chris Baert.




Je suis né le 15 juin 1947 et 47 est mon N°.

J’ai commencé la compétition à 20 ans avec un petit 50CC, un cyclo de route, je n’ai jamais arrêté et je cours encore.

A mon palmarès, 8 titres de champion national en 50CC, 125CC et 5 en side-car.

Je pilote un side-car depuis 1989, soit 36 ans !

C’est une belle carrière et j’aime toujours autant courir. Avec l’âge, je suis physiquement moins fort et plus prudent.

J’apprécie toujours une moto qui va vite. Celle-ci est un avion avec un moteur standard.

Entre la moto et le side-car, les vitesses de pointe sont proches. Je monte à plus de 250km/h dans la ligne droite. Les sensations sont extraordinaires.

A moto, j’ai roulé en 50CC , 80CC, 125CC, 250CC, 350CC et Superbike.

En 1989, j’ai acheté un side-car court qui ne me satisfaisait pas. J’en ai donc construit un moi-même.

Ce n’est pas mon métier mais je suis ‘voleur’ avec mes yeux. Je regarde autour de moi et je prends ce qui est bon.

Mon side-car a plus de 20 ans.

Le moteur est un Suzuki GSR 1000 standard comme le prévoit le règlement. La mise au point est très importante avec de tels moteurs.

Et le mien va vite. Je ne sais plus gagner ici mais je suis content, je m’amuse.

Il y a 2 ans, ici, je termine troisième avec Alice. La maman d’Alice a aussi roulé comme passagère. Toutes deux habitent la région.

Il y a beaucoup de mauvais souvenirs, surtout la perte d’un copain en course.
C’est comme un membre de ta famille.

Quand tu as besoin d’une pièce, tu la trouves chez quelqu’un qui te dit : « Sers-toi. »

Les motards ont une mauvaise réputation qu’ils ne méritent pas.

Quand tu roules à moto ou en voiture et que tu rencontres un souci, le premier à s’arrêter pour te proposer son aide, est un motard.

Les bons souvenirs sont nombreux mais celui qui sort du lot est le premier titre de champion de Belgique à moto. Après, c’est la routine.

En side-car, ici, au début des années 90, encore sur le grand circuit, en présence de nombreux anglais, j’ai gagné.

Une bonne saison pour moi, victoires à Chimay , à Mettet ( grand circuit ), à Gedinne devant le vainqueur du TT sur l’île de Man.

Avec mon side-car 2 temps de ma fabrication, je l’ai passé au dernier tour. J’en rêve encore.

Tourist Trophy - Île de Man.




Mary Valentin.




Je suis né le 4 mars 2005 à Chimay. Ici, c’est chez moi.

Je fréquente le circuit depuis mes cinq ans.

Passionné par la moto depuis tout petit, j’ai commencé à rouler vers 6-7 ans et depuis, je n’ai jamais arrêté.

Mon père a roulé en circuit avec des Honda 125CC, Honda CBR600, Honda CBR 900 et un retour à la 600.

J’ accompagnais mon papa et il m’a transmis sa passion. Tout de suite, j’ai aimé le circuit, l’ambiance de ce monde.

Le moto-cross ne m’attirait pas et j’aimais regarder le moto GP à la TV. Donc, avec un circuit chez moi, j’y vais.

Ma première moto est une Yamaha TTR110 à 6 ans et je roulais dans le paddock pour ‘m’entraîner’.

Yamaha TTR110..

Je suis passé à la 125 et le premier gros cube, la SV650, à 20 ans.

Suzuki SV650.

Je l’essaye à Mettet et je prends beaucoup de plaisir.

Aujourd’hui, je participe à ma première compétition à Chimay pour rendre hommage à mon grand-père, Guy Mary.

Il est connu dans le monde de la moto mais surtout à Chimay, pour la réalisation de maisons en pierres.

J’espère m’améliorer en profitant de notre circuit. Je suis critique avec moi et je progresse régulièrement.

Je suis tenté par le circuit, même en Europe mais uniquement pour le plaisir.




Hans De Wit




Je roule depuis 1965 et c’est ma dernière année officielle, soit 60 ans de compétition. A 80 ans, je suis toujours en une seule pièce…

Ma moto est de 1971, elle a 54 ans. J’ai toujours eu envie de rouler à moto. Ma première licence date de 1965 et je roulais sur une Matchless.

Matchless.

Ma moto est une Koenig. J’ai roulé aussi pendant 10 ans, sur une Suzuki 500 très rapide.

A la fin des années 80, sur la Suzuky, à 280 km/h, elle s’envole. Heureusement, je retombe dans l’herbe et je ne souffre que d’une commotion cérébrale. OUF !

Mon meilleur souvenir est ma première victoire en 1970 sur une Norton à Tolbert.

Le deuxième à Mettet sur le grand circuit, avec la Koenig. Je réussis d’excellents essais mais le moteur est ‘kaput’.

Remplacé pour la course, je dois partir dernier sur la grille et je gagne.

`A 80 ans, je ne peux plus obtenir de licence et je roule en parade avec la Koenig de 1971, moto d’usine qui atteint encore 260km/h.

Koenig.


Willy Van Lee Hellebaut félicite Hans De Wit.

Alors, si vous aussi êtes tenté par les plaisirs de la région

ou par ceux de la mécanique,


Venez à Chimay.


Dimitri Haulet.

Philippe Haulet.

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