Des affiches imprégnées d’histoire et de légendes pour les 100 ans des 24Heures de Spa.

Bob d’Automag    2024-06-25 10:43:29   

Crowdstrike 24 Hours of Spa - samedi 29 juin 2024


En mars, l’affiche officielle du centenaire des Crowdstrike 24 Hours of Spa était dévoilée : 2 Mercedes-AMG séparées par un demi-siècle à l’assaut du Raidillon !
Quelle belle affiche… mais cela n’allait pas s’arrêter là !

A édition exceptionnelle, affiche exceptionnelle !

Pour fêter les 100 ans de cette course mythique, l’organisateur de l’événement, SRO Motorsports, va nous présenter une série de 10 posters collector mélangeant passé et présent.
Sur chacun des dix posters, deux voitures – une moderne et une historique – se retrouveront côte à côte dans la même position. Après Mercedes-AMG, les marques actuelles que sont Aston Martin, Audi, BMW, Ferrari, Ford, Lamborghini, McLaren et Porsche seront sous les projecteurs, tout comme trois autres ayant façonné la légende. Lesquelles ?

Pour la plus grande joie des fans, ces affiches seront disponibles en édition limitée dans les différents stands merchandising présents sur la parade et sur le Circuit de Spa-Francorchamps. Plus que 100 jours avant que les GT ne partent en cortège vers le centre-ville de Spa : le compte-à-rebours est plus que jamais lancé !

la Porsche 911 qui a remporté l’édition 1967 aux mains de « Pedro » et Jean-Pierre Gaban.

« Pedro » était le pseudonyme de Noël Van Assche et, avec Jean-Pierre Gaban, il fait partie de ceux qui ont écrit la grande histoire des 24 Heures avec… de petites histoires. La 19e édition du double tour d’horloge, en 1967, permet en effet au constructeur de Stuttgart de remporter le premier de ses huit succès sur la classique ardennaise. Mais malgré la pluie, cette victoire n’a pas coulé de source…
« Alors que nous étions en tête depuis la mi-course, nous avons en effet failli tout perdre en fin de parcours », a rappelé Jean-Pierre Gaban lors de la présentation du centenaire, qui s’est tenue le 21 février à l’Abbaye de Stavelot. « Il a plu beaucoup cette année-là. Le moteur des essuie-glaces a grillé et le remplacer nous aurait fait perdre trop de temps… Nous avons donc été imaginatifs. Nous avons accroché des câbles électriques et, en tirant dessus, je pouvais faire bouger les balais d’essuie-glaces. Avec la vitesse, l’eau ne stagnait pas sur le pare-brise et je parvenais à rouler à un bon rythme. Pour ne pas que les officiels m’obligent à réparer, j’ai toutefois dû ruser. J’activais les essuie-glaces – à la main – en tirant sur le câble électrique lorsque je passais devant les tribunes, où était située la direction de course. Le règlement stipulait que les essuie-glaces devaient fonctionner, mais nos adversaires d’Alfa Roméo ont eu l’élégance de ne pas porter réclamation… et nous avons gagné ! »

Plus de 90 ans d’écart entre l’Alfa Romeo 8C 2300 MM et la Lamborghini Huracan GT3 Evo 2

Avec un total de sept succès, Alfa Roméo a marqué de son empreinte les premières années des 24 Heures. Les sept triomphes du Quadrifoglio s’étalent en effet sur une période de dix ans, entre 1928 et 1938. Sur le poster collector, les organisateurs ont décidé de mettre en image celui de 1932. Si les pilotes vainqueurs – Antonio Brivio et Eugenio Siena – ne sont connus que des spécialistes, on ne peut pas en dire autant de l’équipe qui représentait officiellement Alfa Romeo.
L’édition 1932 marque en effet la première apparition de la Scuderia Ferrari sur celles que l’on appelait encore les 24 Heures de Francorchamps. Et, pour reprendre une expression chère à Jules César, Enzo Ferrari a pu dire « Veni, vidi, vici ». Pour sa première apparition avec des Alfa Romeo 8C 2300 MM, le Commendatore et ses hommes repartaient non seulement avec la coupe des vainqueurs, mais ils complétaienten outre leur triomphe par un magnifique doublé.

La Ford Capri de 1980 en hommage à la famille Martin

Ce n’est pas la Mustang qui a le plus fait briller l’ovale bleu dans les Ardennes, mais la Capri. À partir de 1971, les 24 Heures deviennent le théâtre d’un duel entre Ford et BMW. Les Capri 2600 RS l’emportent en 1971 et en 1972. Cette année-là, Jochen Mass et Hans-Joachim Stuck parcourent 4.498 km en 24 heures, soit un nouveau record (à 187 km/h de moyenne, arrêts aux stands compris) qui n’a jamais été battu depuis.
C’est ensuite la Ford Capri Mk III qui s’illustre avec la dernière victoire sur l’ancien tracé de 14 km (en 1978 avec Gordon Spice et Teddy Pilette), puis la première sur le nouveau circuit grâce à Philippe et Jean-Michel Martin. Un an plus tard, les frangins bruxellois rééditent l’exploit et entrent un peu plus dans la légende de la course : c’est la seule fois qu’un même équipage s’impose deux années de suite. Logique dès lors de voir leur Ford Capri de 1980 figurer sur le poster collector !
Le saviez-vous ?
Sans être officiellement représenté, Ford était présent dès 1924 lors de la toute première édition des 24 Heures sur le Circuit de Spa-Francorchamps. Les voitures engagées sous l’appellation Speedsport étaient en effet des Ford T modifiées par la société Baertsoen et Bonar, située à Schaerbeek. L’entreprise bruxelloise avait notamment adapté la culasse (qui comportait désormais 16 soupapes), placé des freins à l’avant et abaissé la hauteur de caisse. Prenant eux-mêmes le volant, Baertsoen et Bonar se classèrent 6e du classement général tout en remportant la catégorie des voitures de 3 litres de cylindrée.

Le cheval cabré à nouveau parmi les favoris pour cette édition du centenaire

la Ferrari 375 MM Pininfarina Berlinetta qui escalade le Raidillon. Comme le rappelle la couronne de lauriers, c’est la voiture qui s’est imposée en 1953 aux mains du champion du monde de Formule 1 Giuseppe Farina et d’un futur détenteur du titre mondial, Mike Hawthorn. Alors que l’on fête les 100 ans des CrowdStrike 24 Hours of Spa, il faut se souvenir que cette 15e édition du double tour d’horloge fut la seule mise sur pied dans les années ’50… et qu’elle a bien failli être la dernière tant ce fut un fiasco financier pour les organisateurs ! Heureusement, l’épreuve est revenue au calendrier en 1964 et elle ne l’a plus jamais quitté depuis.

Le saviez-vous ?
Le cheval cabré inauguré aux 24 Heures de Francorchamps 1932
Ce n’est pas en tant que constructeur qu’Enzo Ferrari a inscrit pour la première fois son nom au palmarès de la grande classique belge de l’endurance, mais bien en tant que patron d’équipe. En 1932, les deux Alfa Romeo engagées par la Scuderia Ferrari ont en effet dominé les débats pour emmener un triplé de la marque italienne.
C’est justement lors de cette édition 1932 des 24 Heures qu’Enzo Ferrari a fait peindre pour la première fois un cheval cabré sur ses voitures. Mais d’où vient ce symbole devenu l’un des emblèmes les plus mythiques de toute l’histoire de l’automobile ? D’une rencontre entre Enzo Ferrari et les parents de Francesco Baracca, l’un des cracks de l’aviation italienne qui a particulièrement brillé durant la première guerre mondiale avant de mourir au combat en juin 1918.
Francesco Baracca faisait peindre sur ses avions ce cheval cabré. C’est la mère du regretté pilote de chasse qui, en 1923, avait suggéré à Enzo Ferrari de reprendre ce symbole sur ses voitures de course, estimant que ça lui porterait chance. Celui qui allait devenir le « commendatore » le fit pour la première fois en 1932, neuf ans après cette rencontre. Pour participer à celles que l’on appelait alors les 24 Heures de Francorchamps, Enzo Ferrari conserva le cheval cabré noir et ajouta en fond un jaune vif qui est la couleur de la ville de Modène.
Au moment de passer la ligne d’arrivée le dimanche 10 juillet 1932, Antonio Brivio et Eugenio Siena s’imposaient devant leurs équipiers Piero Taruffi et Guido D’Ippolito. Le cheval cabré avait en effet porté chance à Enzo Ferrari et ses hommes ! Quinze ans plus tard, quand il créa sa marque en 1947, l’Italien l’intégra logiquement à son logo. La légende était en marche.

Après avoir remporté les premières 24 Heures de l’après-guerre en 1948, Aston Martin espère s’imposer lors de l’édition du centenaire

Figure incontournable des courses pour voitures de Grand Tourisme, Aston Martin ne compte pourtant qu’une seule victoire sur la grande classique belge de l’endurance et c’était en… 1948 ! St. John Horsfall et Leslie Johnson avaient imposé leur Aston Martin 2-Litre Sports au terme d’un double tour d’horloge marqué par des conditions climatiques épouvantables, la pluie et le brouillard ayant fortement compliqué la tâche des pilotes et des équipes.

Après avoir démontré les qualités de son système quattro dans les années ’90, la marque aux anneaux a remporté quatre fois l’épreuve depuis 2011

Quand Audi remporte les 24 Heures pour la première fois en 2011, œuvre du Team WRT et du trio composé de Mattias Ekström, Timo Scheider et Grégory Franchi, c’est le couronnement d’un nouveau projet lancé par la marque aux anneaux avec le programme Audi Sport customer racing.
Au milieu des années ‘70, les Audi 80 GT se distinguent dans les petites cylindrées lors des 24 Heures de Francorchamps, la marque aux anneaux remportant même en 1975 ce que l’on appelle « Le Challenge des Marques ». Cette compétition, disparue aujourd’hui, récompensait le constructeur ayant emmené à l’arrivée le pourcentage le plus élevé de voitures engagées. Non seulement les quatre Audi 80 GT avaient vu le drapeau à damier, mais deux d’entre-elles étaient montées sur le podium des moins de 1600cc. Parmi les pilotes, un certain Thierry de Wilde, le grand-père d’Ugo, jeune espoir belge qui a participé au Prologue sur une Audi du Saintéloc Racing et qui espère être au départ de l’édition du centenaire des CrowdStrike 24 Hours of Spa.

Le record de 25 victoires de BMW salué sur ce nouveau poster collector

À gauche du poster collector, escaladant le Raidillon, vous pouvez admirer une des mythiques BMW 3.0 CSL, un modèle qui a marqué la course de son empreinte durant les années ‘70. Dans cette décoration, c’est celle qui s’est imposée en 1973 avec l’Autrichien Dieter Quester et le Néerlandais Toine Hezemans. La voiture sœur de BMW Motorsport, aux mains de Hans-Joachim Stuck, avait signé deux jours auparavant la pole position la plus rapide de toute l’histoire des 24 Heures. En bouclant le tracé de 14,1 km en 3’49’’1, l’Allemand avait en effet tourné à… 221,9 km/h de moyenne ! Depuis, le circuit a – heureusement – été fortement sécurisé et sa longueur est aujourd’hui de 7004 mètres.

Le saviez-vous ?
Si BMW a gagné à 25 reprises, la marque bavaroise l’a fait avec pas moins de 16 modèles différents. Dans l’ordre chronologique, il y a eu la 1800 Ti/SA (en 1965), la 2000 Ti (en 1966), la 2800 CS Alpina (1970), la 3.0 CSL (1972 et 1976), la 3.0 CSi (1974 et 1975), la 530i (1977), la 528i (1982), la 635 CSi (1983, 1985 et 1986), la M3 E30 Gr.A (1987 et 1988), la M3 E30 Sport Evo Gr.A (1990 et 1992), la 318is Supertourisme (1994), la 320i Supertourisme (1995, 1996 et 1997), la 320i Gr.N/Super Production (1998), la Z4 GT3 (2015), la M6 GT3 (20016 et 2018) et la M4 GT3 (2023).

Un siècle s’est écoulé depuis la victoire de la Bignan en 1924

C’était il y a 100 ans et c’était le début d’une incroyable histoire qui dure encore aujourd’hui. Le samedi 19 juillet 1924, le premier départ d’une course de 24 heures était donné sur le Circuit de Spa-Francorchamps. Différents noms ont été utilisés alors, mais on retient notamment celui de Grand Prix de Belgique des 24 Heures. Cent ans plus tard, les CrowdStrike 24 Hours of Spa sont devenues la plus grande course de GT au monde, escaladant un Raidillon qui n’existait pas encore à l’époque, on retrouve la Bignan 2 litres lauréate il y a 100 ans. Même s’il n’y avait que des classement par catégorie et pas de vrai classement général, c’est elle qui est restée dans l’histoire pour avoir été la plus performante des 27 voitures au départ. Pilotée par le Belge Henri Springuel et le Français Maurice Becquet, elle avait couvert 1.879 km à 78 km/h de moyenne avec une vitesse de pointe plafonnant à 135 km/h.

Le saviez-vous ?
Inauguré en 1921 par une première course de motos puis utilisé en 1922 pour le Grand prix de Belgique, le circuit de Francorchamps formait un triangle entre Francorchamps, Malmedy et Stavelot et était long de 15 km. Mais si les premières courses se sont déroulées dans le sens des aiguilles d’une montre, le doute subsiste avant la première édition des 24 Heures. Certains estiment en effet que le sens anti-horlogique serait plus approprié. La décision finale de conserver le sens actuel n’est tombée que quelques semaines avant la course. Le circuit fut ensuite plusieurs fois modifié – le Raidillon apparaissant en 1939 – avant le plus grand changement : la création de la nouvelle portion, entre les Combes et Blanchimont. À partir de 1979 la longueur a ainsi été ramenée à environ 7 kilomètres.

Un poster collector sortant totalement des sentiers battus !

Cette œuvre partagée entre Guillaume Lopez et Benjamin Benéteau nous plonge dans le futur. La Maserati MC12 aux couleurs de Vitaphone, lauréate à trois reprises entre 2005 et 2008, voit à ses côté une évolution de l’actuelle Maserati GT2… Vous constaterez rapidement que cette voiture escaladant le Raidillon est en lévitation et dans un environnement très futuriste et avec de nombreuses références cinématographiques : la Maserati volante inspirée du film « Le cinquième élément », la DeLorean de « Retour vers le futur » au pied du Raidillon, les dômes, le StarWars Ship, la fusée Starship…

La mention sur le sol faisant référence à l’année 2124 font sourire tant il est clair qu’il est difficile d’imaginer aujourd’hui ce que sera le sport automobile au siècle prochain. D’ailleurs, qui aurait pu imaginer en 1924 que cette première course de 24 heures organisée en Belgique connaitrait un tel parcours ? Avant que les générations suivantes ne se fixent rendez-vous en 2124, savourons tous le plaisir de partager ensemble cette édition exceptionnelle. Le samedi 29 juin 2024, les CrowdStrike 24 Hours of Spa fêteront leurs 100 ans et on vous promet une cuvée du centenaire exceptionnelle.

N.B. : Comme tous les autres posters collector, vous pourrez vous procurer celui-ci dans les différentes échoppes officielles lors de la semaine des 24 Heures ou dans la rubrique merchandising du site officiel de l’événement.

https://fanatec-gtwc-merchandise.co...

BILLETTERIE DU CENTENAIRE ICI

Un message, un commentaire ?

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.