Dans le baquet de droite, au 2è Critérium Willy Mairesse.

Daniel Pigeolet    2005-12-15 13:56:00   

Dans le baquet de droite...


Souvenez-vous, je vous ai quittés en juin, du côté de Menton, avec le Rallye du Centenaire ;
3 mois plus tard, je vous retrouve du côté de... Chimay.

Avouez, la transition est forte, quoique sous le soleil, nos régions soient tout aussi belles.
Mais, nous ne sommes pas là, pour faire du tourisme, mais pour participer au 2è Critérium Willy Mairesse, organisé par le MCEBEN (kèkcèkeçà ???).

L’an dernier, pour la 1ère édition, les organisateurs avaient opté pour un rallye en deux jours, sous le soleil, avec 2 catégories Expert et Classic. Il faut croire que la défection en candidats au podium ne les avait pas marqués, puisqu’ils remettent cela en 2005.

Alors ? Cette année, toujours 2 jours, toujours 2 catégories, toujours peu de participants, 5 en Experts et 25 en Classic, MAIS, la pluie en invitée surprise. Si vous retirez les Français et les membres du Club local, il vous reste 6 équipages d’habitués (Munda-Hélas, Demortier-Pigeolet, Dombret-Thiry, D’Hoe-Zwartelé, Bouquey-Maquet, Lareppe-Fraikin). Cette fois, il faudra en tirer les conclusions. Trop long et trop cher.

Place au Sport

Mais place au sport, et vous allez lire qu’il y en a eu. Le mauvais temps et les routes très sinueuses et grasses de la très grande région de la botte du Hainaut, ainsi que le timing très rythmé, nous ont permis de passer un excellent week-end. Les absents ont eu tort.

Mes pilotes habituels étant absents pour diverses raisons, je me mue en mercenaire de la régularité et change une fois de plus de partenaire : Thierry Demortier. C’est un peu au pied levé que nous nous engageons et les voitures habituelles n’étant pas prêtes, nous partirons avec un coupé Taunus 12M, stricte origine (levier de vitesse au volant, siège banquette d’origine, pas de ceinture pour vous tenir), avec lequel Thierry a gagné le Brittany Trophy en Bretagne. Vu les routes difficiles, les moyennes, la puissance du véhicule (50 CV) et sa tenue de route... d’origine, je pars à l’aventure.

Chimay 20/08, 08h00.

Les formalités administratives et techniques sont une... formalité, mais je ne sais pourquoi, il me semble qu’il y a déjà de l’électricité dans l’air. Les contrôleurs ont l’air pointilleux, certains concurrents moins et les stewards de la Fédé pris entre deux feux.
Par précaution, nous mettrons la bâche anti-fuite d’huile sous la voiture.

09h51, avec le numéro 21, nous nous élançons pour le 1er tronçon de 110 km, qui va nous "promener" vers Macon, Eppe-Sauvage, Sivry-Rance, Grand-Rieu, Renlies, Vergnies, Froidchapelle et retour à Chimay vers 13h20 pour le repas de midi. 4 regularity tests (RT) sont au programme. Le road book est rédigé en fléché tantôt métré, tantôt non métré, avec cumul des distances depuis le départ. Aux co-pilotes de faire leurs nombreux calculs.
Comme prévu, les routes sont grasses et les premiers tours de roues avec la Taunus sont assez sympas. Cela balance ferme en virage et plus d’une fois, je me suis presque retrouvé sur les genoux de Thierry. N’oubliez pas, je n’ai que la poignée de porte pour me tenir, alors, lire le road book, calculer les moyennes en RT, je n’ai pas le temps de m’ennuyer.

Le parcours est superbe, très bien rythmé, des moyennes raisonnables, heureusement, car avec notre monstre de puissance ??? Je savais Thierry avoir un excellent coup de volant, mais il m’a impressionné le bougre. Plus d’une fois, arrivant trop vite sur un virage ou changement de direction, au point de freinage trop tard, il remettra la Taunus dans le bon sens et au bon endroit. Banzaï.

C’est l’heure du repas de midi et aussi l’heure des comptes que nous ne connaîtrons pas avant la fin de journée. Dommage. Nous ne prendrons pas de pénalité aux contrôles horaires (CH) et les RT se sont bien passés, quelques points. Mais, les contrôles de passage sont bien cachés dans les herbes, donc... nous ne savons rien.

Quelques Chimay plus tard et après un excellent buffet froid, où beaucoup refont le rallye, nous apprenons que des pénalités sont distribuées pour absence de bâche sous les véhicules. Pour nous, pas de soucis, mais des favoris sont touchés et le ton monte. Je vous l’ai déjà écrit, je sentais l’électricité ambiante du matin. Pourquoi ? Paque.

14h00, départ pour le 2è tronçon, 130 km vers le Nord de Chimay : Aublain, Dailly, Cerfontaine, Soumoy, Walcourt, Yves-Gomezée, Jamagne, Hemptinne, Florennes, Roly, Mariembourg, Dailly, Lompret, Virelles et Chimay. Ouf !!! Et encore 3 RT.
Le début de l’ RT 5 est difficile, pas beaucoup de changement de direction, mais des routes en mauvais état, voire de la terre. Avec la pluie, ça glisse tout seul.

La traversée de Cerfontaine va faire du dégât. En fléché non métré, il faut avoir l’ ?il vif et critique pour ne pas louper une route, voir le cul de sac, tourner au bon endroit. Pas mal vont s’y laisser prendre. Nous y saluerons Lareppe-Fraikin, qui abandonnent pour pénalités reçues pour absence de bâche ou autre version, pour pont cassé.

Rebelote pour le passage à Walcourt. Pour cause de travaux, l’arrivée au CH est légèrement modifiée, mais ne correspond pas. Pour avoir travaillé 2 ans dans cette commune, je connais et nous nous présentons à temps au CH. La suite est du même acabit, nous retournons les petites ruelles du bas de la bourgade, nous y perdrons du temps, rattrapé ensuite de main de maître par Thierry. Tout en souplesse et en douceur, la Taunus est poussée dans ses derniers retranchements et je puis vous dire qu’elle est de bonne volonté.

Nous approchons de la fin de la première journée et l’ RT 8 où 2 prises de temps seront effectuées. Une formalité, croyions nous. Un manque de précision dans une note va nous faire tourner pendant de très longues minutes. Quand on vous dit, dans un village, de quitter à gauche sur route asphaltée, que 100 m plus loin, cette route se transforme en chemin caillouteux qui grimpe dans un bois, il y a un os. Donc, nous tournons et tournons, pour arriver en sens inverse, par chance, à la 1ère arrivée de l’ RT 8. Autant vous dire que nous ne serons pas les seuls, mais que nous mettrons plus longtemps que nos concurrents à trouver le chemin. Pour la 2è prise de temps, à fond les manettes, mais cela ne suffira pas.

C’est un peu déconfits que nous rentrons à Chimay où les résultats du 1er tronçon sont affichés. Viiiiiiiiite. C’est bon çà coco, nous sommes 4è au général. Passons au détail, qui lui, est moins réjouissant : Nous avons loupé 3 contrôles de passage. Thierry !!!! Tes lunettes !!!!
Pas vus. Pourtant, nous sommes passés partout, en fléché, c’est obligé ou c’est le ballon.

- 1er Pablo Castelain et Robert Schneck (voir Vignes et Houblon) Porsche 238 pts
- 2è Eddy D’Hoe et Tommy Zwartelé MGB 373
- 3è Roger Munda et Gérard Hélas VW Cox 533
- 4è Thierry Demortier et votre serviteur Taunus 646
- 5è Franck Moreau et son épouse Mini Cooper 726

Pendant l’excellent repas du soir et malgré l’ambiance très bon enfant de la soirée, chacun y va de son interprétation. La note litigieuse qui ne fait pas état du changement de revêtement de la route, trait continu au lieu de trait pointillé, ou roue asphaltée au lieu de chemin empierré, fait couler beaucoup de salive. L’organisateur se retranche derrière "il s’agit d’un manque de précision, d’un oubli" et ne veut pas annuler l’ RT 8. Nous sommes marrons sur toute la ligne.

A 09h00, enfin, affichage des résultats complets, comme on dit aux élections.
Malgré notre couac, nous remontons à la 3è place, derrière Zannier-Debruyn et Munda-Hélas,
avec 1620 points. Analyse : encore 1 CP manqué, l’ RT 8 manqué et 2’30" d’avance sur l’ RT5 et 1’30" sur l’ RT 6. C’est quoi çà ????? Après discussions, nous obtenons une réponse qui ne nous satisfait pas : "le contrôleur à l’arrivée s’est mal positionné et a pointé les voitures au 1er passage, au lieu du 2è. Mais, c’est la même chose pour tout le monde". Que nenni !!!! Nous sommes passés à la seconde, je vous le jure, Donc aux yeux du contrôleur, nous sommes en avance, donc pénalisés à double. L’organisation, une fois de plus, ne veut rien entendre.
Je suis déçu et avec Thierry, nous décidons ...de ne pas porter réclamation. Il y en a déjà assez comme cela, pour d’autres raisons, dont les fameuses bâches. Nous comprenons la bonne volonté des organisateurs. Profitons du repas, le rallye n’est pas fini, une demi journée nous attend demain.

C’est en car que nous gagnerons notre "hôtel", ou plutôt centre de vacances à Cul des Sart. Nous serons logés avec les pensionnés en vacances.
Petit scoop secret et ne le répétez pas : Thierry scie du bois comme une tronçonneuse à plein rendement. Bonjour la petite nuit blanche.

Classement après la 1ère journée

- 1er Zannier-Debruyn Alfa 1750 1035 pts
- 2è Munda-Hélas VW Cox 1306
- 3è Demortier-Pigeolet Taunus 12M 1620
- 4è Dombret-Thiry Opel Commodore 1634
- 5è Clainquart-Clainquart MGB 2055

Dimanche matin, c’est l’ ?il vitreux et mal reposé que je me rends au petit-déjeuner. Il est à peine 08h00 et malgré tout, l’ambiance est déjà joyeuse entre les participants. Il faut déjà se dépêcher, car le car nous attend pour nous ramener à Chimay, il y en a pour une ½ heure.
L’affichage...affiche un classement inchangé depuis la veille, les commentaires repartent.
Nous préférons nous concentrer sur la matinée qui nous attend.

Environ 100 km, 3 RT, du fléché métré et non métré, et nouveauté, enfin de la carte pour le dernier RT. Bonne nouvelle, il ne pleut plus, mais vous vous en doutez, les routes restent bien grasses.

Où allons nous ce matin ? Chimay, Virelles, Lompret, Baileux, Bourlers, la France, via Forges, Séloignes, Beauwelz, pour rentrer à Chimay en carte par Macon, Monceau, Séloignes, St Remy.

Il est temps de démarrer. La mise en jambes est courte, puisque, après 2 km, nous sommes déjà en RT 9. Pas très longue, 11 km maxi, 45 km/h de moyenne, trop de grand route et fléché partiellement métré (il faut tout recalculer) : RAS.
RT 10. Même acabit que le 9, mais beaucoup plus longue : 31 km. La concentration ne doit pas baisser, car plusieurs prises de temps seront effectuées, et ça, j’ai oublié de vous le dire, les contrôleurs sont souvent bien cachés, voire si bien visibles dans la circulation, que nous ne les voyons pas. Il y aura du dégât. Pour nous : RAS.
Enfin la carte et l’ RT 11. C’est peut-être le juge de paix du rallye. Plusieurs concurrents y fauteront, mais vu les écarts, les positions ne changeront guère. Trop facile la carte.

Retour à Chimay, où le traditionnel apéro servi dans la magnifique cours intérieure du Palais des Princes de Chimay est annulé. Dommage.
A l’école technique, qui nous a accueillis tout ce week-end, place aux réjouissances gastronomiques. Nous ne serons pas déçus du banquet final.
Mais pour le classement et la remise des prix, place aux nombreuses discussions. Je ne souhaite pas revenir sur ce triste épisode, déjà ancien (fin août), du genre : "si je suis pénalisé pour la bâche d’huile que je n’ai pas mise, tu dois être pénalisé pour manque de pare-chocs. Ou tu as triché, par ce que tu avais une voiture ouvreuse".

Bref, des querelles qui ne devraient jamais avoir lieu. Celui qui triche, doit être puni et les règlements, puisqu’ils existent, doivent être appliqués à la lettre, ou ignorés en totalité. Ce n’est pas un pare-choc en moins ou une bâche oubliée qui fait un classement, mais bien le comportement sur le parcours.

Point à la ligne et passons au classement final, qui présente quelques surprises.

- 1er Munda-Hélas VW Cox 1388 pts
- 2è Zannier-Debruyn Alfa 1750 1486
- 3è Demortier-Pigeolet Taunus 12M 1803
- 4è D’Hoe-Zwartelé MGB GT 2223
- 5è Dombret-Thiry Opel Commodore 2377

Vous avez lu, pas grand-chose à dire dans la voiture, si ce n’est que j’ai fait plus de kilomètres que les autres... en voyageant sur le siège avant. C’est surprenant au début, mais on s’y habitue.

C’est plein de questions dans la tête que je rentrerai à Ciney, avec la Taunus, Thierry devant reprendre un autre véhicule à Florennes. Et bien, je peux vous dire que ce n’est pas un cadeau à conduire vite, dans de petites routes. Déjà sur la 4 bandes quasi permanente vers Ciney, il faut bien tout, mais, que dire et que penser dans les lacis de la région de Chimay. Encore grand bravo à Thierry Demortier.

Prochaine manche, les Routes ardennaises, au départ de Saint-Hubert, avec un autre pilote François Dombret et l’Opel Commodore. Mais entre-temps, j’aurai organisé la 8è Ronde de Ciney - Rallye de la Bière.

Bonne route à tous et à bientôt

Daniel Pigeolet

Vos commentaires

  • Le 17 décembre 2005 à 12:58, par pyh En réponse à : > Dans le baquet de droite, au 2è Critérium Willy Mairesse.

    Décidément, il est temps que les organisateurs et la fédération se mettent à table avec des gens comme toi ou Vandervorst pour faire régner un peu de bon sens et de rigeur dans les principes d’organisation !

    De plus, encore trop cher ..

    Dommage tout ce mauvais climat qui ne fais pas la bonne pub de notre passion !

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