SUR 2, 3 et 4 ROUES : LUCIEN HAUTVAST

Jean Van Der Rest    2007-01-27 18:39:00   

LUCIEN HAUTVAST (1865 - 1923)


Préambule : La biographie de ce pionnier est issue d’une rencontre entre Jules HENRY, président d’honneur du Rétromobile Club de Spa et Claude YVENS, chroniqueur et historien, tous deux passionnés de sports moteur.

Ce qui suit n’est que le survol de ce que fut la vie de ce gentleman, successivement cycliste, motocycliste, automobiliste et pilote de compétitions. Survol seulement, car une vie entière, consacrée au développement d’une passion ne se résume pas. Rarement, biographie fut aussi complète, détaillée sans longueurs, réunissant documents et anecdotes agrémentés de centaines de documents. L’ensemble est réuni avec une rare qualité d’impression de photographies inédites d’époque, dans la série ?’Collection Témoignages’’ chez WEYRICH EDITION (1).

Gentleman driver

EN ROUTE

Domicilié à Bombaye (Dalhem) en province de Liège, il a 24 ans en 1899 lorsque son nom apparaît régulièrement dans les classements et les comptes-rendus cyclistes de la presse sportive. 1890 sera celle d’une cascade de 1ers prix. Il n’a pas 25 ans lorsqu’il en remporte successivement : deux à Namur en juin, un à Malines en juillet, et sept pour le seul mois d’août à Blankenberge, Anvers, Prayon, Courtrai .... Lucien en ajoutera cinq autres en septembre avant de se classer - le même mois - troisième du championnat d’Europe à Cologne. Claude Yvens nous détaille avec une précision de chronométreur toute cette première partie de la vie sportive de notre homme qui va - parallèlement - mettre en place et développer une activité professionnelle active.

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POURQUOI

Le lecteur apprendra que si dans les pays environnants, le cyclisme de compétition est professionnel, notre LVB (Ligue Vélocipédique Belge) maintient nos vedettes au statut d’amateurs. C’était l’époque du jambon de 5 ou 6 kilos, en récompense au vainqueur. Comme dans le sport moteur à 2 roues, en cyclisme aussi, une activité professionnelle est élémentaire pour vivre. Celle de Lucien Hautvast débuta dans la photographie à Liège, pour se fixer ensuite dans le commerce du cycle et du pneu à Bruxelles. La Maison L. Hautvast ouvrira ses portes au n° 9 de la rue Neuve et bénéficiant de la réputation de son fondateur-représentant-administrateur deviendra rapidement fournisseur officiel de l’armée belge qui vient de créer ses premiers bataillons cyclistes. Tout en accumulant les résultats sportifs de haut niveau, Lucien Hautvast va développer cette activité commerciale, ?’moderne’’ pour l’époque.

sur VIVINUS de course

MOTEUR

C’est vers trente ans qu’il abandonnera le commerce de la bicyclette pour se consacrer à celui du pneu. Celui de ces pneus larges qui depuis quelques années équipent ces voitures sans chevaux auxquelles l’Académie Française vient de donner le nom officiel de ?’automobile’’. Nous sommes en 1896 et les premières courses de ces engins bruyants font les gros titres de la presse. Lucien Hautvast a besoin de plus de place pour présenter et emmagasiner. Toujours à Bruxelles, il va s’installer quelque peu à l’écart de la déjà célèbre rue Neuve et ce sera à proximité de l’actuelle place Rouppe. Mais comme pour son commerce de bicyclettes, afin de développer son activité il décide d’entrer de plein pieds dans ce nouveau domaine. Il sera pilote. Dans un premier temps sur trois roues moteur que certains appellent tricycles, mais que le monde de l’automobile écartera de son vocabulaire, lui attribuant le générique motocyclette. Mais en commerce et en compétitions, le 4 roues est assuré d’une meilleure stabilité. Il sera donc pilote d’automobiles. .

Ses moyens financiers vont lui permettre de faire l’acquisition de l’une d’elles. Une des premières en Belgique. Elle portera le n° d’immatriculation 117. Ce sera une de Dion-Bouton avec laquelle, en juillet 1899 il remportera le titre dans sa catégorie (2 places, - de 400 kg).

en course sur PIPE

C’EST PARTI

Notre homme sera rapidement pris en considération dans ce monde, nouveau et comme lui, très actif. Lorsqu’il n’est pas au volant de sa de DION-BOUTON, il officie aux tables de chronométrages de l’Automobile Club de Belgique. Mais c’est en course qu’il est celui que chacun respecte et que tout le monde admire. Sur de Dion, Vivinus , Pipe, Clément-Bayard, Springuel, Sava ... pendant une douzaine d’années (1899-1912) il côtoiera les plus grands, s’offrant trois fois la première place de sa catégorie, dans ses quatre dernières courses (1911-1912), à 47 ans.

PIPE ... victoire

JUSQU’A

Jusqu’à presque trop tard, car c’est seulement quelques mois plus tôt à 46 ans, que celui à qui le monde de l’automobile avait octroyé le qualificatif de gentleman-driver, portait son regard sur le bord de la route, celle du temps qui passe. Il y croisa celui de Marta Sabbe qui allait l’accompagner jusqu’à ce 23 décembre 1923.

Sur 83 pages, Claude Yvens raconte, détaille sans longueurs et précise l’essentiel de ce que fut la vie de cet homme courageux, travailleur, entrepreneur qui à cette époque de pionniers où notre pays se classait 4ème mondial dans la construction automobile, fut l’un des premiers à croire et aider au développement de cette nouvelle industrie.

la réclame !

ATTENTION

Danger. N’attaquez pas la lecture de cette aventure humaine aux dernières heures du jour, car si chaque page cède une place à la photo, celle qui lui fait face comporte une anecdote.
De celles, qui en quelques lignes vous entraîne à la page suivante et ainsi jusqu’au bout de la nuit. Ayez le courage d’interrompre la lecture de ce livre passionnant d’une vie battante, pour le plaisir d’avoir à la reprendre le lendemain.

Et, comme toute passion se partage, offrez sans hésiter, sa lecture à celui d’un parent ou ami passionné, amoureux ou tout simplement intéressé par ce passé encore tout proche de nous. Celui qui a débuté à 16 km/h. de moyenne, suivi d’un rêve de réalités.

en affaires comme au volant, affable, courtois et toujours dynamique (1920)

IF YOU PLEASE

L’intelligence de l’éditeur a été de traduire l’entièreté du texte en anglais. Ce qui nous conduit à leur rappeler qu’à cette même époque où ils l’emportaient souvent sur 2 roues, Lucien Hautvast tenait bon sur 4.

(1) Lucien Hautvast Collection Témoignages / WEYRICH EDITION 6840 NEUFCHATEAU 00 32 (O) 61.27.94.30

Jean VAN DER REST

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