Et dans la même rubrique

Francis Gilles au « scratch » et en D123

31 mai 2016   

Depuis 2011, la course de côte de La Roche-en-Ardenne, l’une des plus belles et des plus célèbres du pays, a connu les affres de l’annulation (2012) et pas moins de... quatre organisateurs différents. Après avoir déjà relancé l’épreuve de Sainte-Cécile (qui aura lieu dans quelques semaines, ndlr), le Club Moteur Passion Chiny a repris celle de La Roche : « Durant l’intersaison, nous avons appris qu’elle ne figurerait pas au calendrier 2016 faute d’organisateur. Il n’y a déjà plus beaucoup d’épreuves routières automobiles dans la province du Luxembourg, on n’a pas voulu en laisser disparaître encore une autre... », expliquaient les membres du comité organisateur bien décidés à relever un défi face auquel plusieurs autres ont échoué... Avec la longueur de l’épreuve et le souhait – louable ! - de faire circuler une navette pour véhiculer les spectateurs sur le tracé, la gestion du timing est compliquée, tout comme celle des parcs concurrents disséminés à plusieurs endroits de la ville touristique. Et quand, en plus, la météo ne veut pas sourire... « Cette année, on sera trop juste pour équilibrer les comptes », résumait Guy Lejeune, le président du CMP Chiny, « mais quelle satisfaction de voir que, pour une première, tout s’est bien passé. On donne déjà rendez-vous à tout le monde en 2017 ! »

En attendant, ceux qui avaient effectué le déplacement cette année ne l’ont pas regretté, même sous la pluie. Disposant, avec sa Ford Escort Cosworth, d’une arme très efficace dans ces conditions, Francis Gilles (1er 2-8) en a fait parfait usage comme à son habitude pour laisser son plus proche poursuivant à plus de 8 secondes à l’addition des deux meilleures montées. Celui-ci, Jérémy Delchambre (1er 2-7), était heureux comme s’il s’était imposé : « C’était ma première course depuis ma... première grosse sortie à Sy. Il y a eu du boulot sur l’auto et je craignais être un peu défranchi. Mais tout va bien même si je n’ai pas pris le départ de la 3e montée. Cela n’aurait servi à rien : je ne pouvais pas revenir sur Francis et mon plus proche poursuivant ne pouvait pas non plus refaire son retard... »
Un adversaire qui mérite cependant tous les éloges puisqu’une fois de plus sur ce tracé qu’il adore, Jonathan Georges s’est battu aux avant-postes au volant d’une Renault Clio RS équipée de pneus du commerce (Toyo R1R), devançant notamment Christophe Le Nouvel qui, une fois n’est pas coutume, n’alignait pas son habituelle Citroën AX : « Comme on a constaté une perte de compression, il fallait réviser le moteur. Malheureusement, je n’ai pas reçu les segments à temps. L’occasion d’aligner cette Peugeot 205 qui ne roule quasiment jamais... » et avec laquelle il s’est imposé en 2-6 (1600cc) tout en conservant l’avantage jusqu’au bout sur Quentin Guilbert et sa surpuissante Nissan Skyline (1er 3-13) : « Ici comme à Vresse la semaine passée, ce n’était pourtant pas l’idéal avec la pluie pour reprendre confiance après ma sortie de Vencimont... »

Trois autres Renault Clio ont intégré, dans un style spectaculaire, le top 10 aux mains du local Thibault Janty, d’Arnaud Leclerc et de Christophe Klein (1er en 3-12), entre lesquelles Arnaud Dewalque (8e) a joliment inséré sa petite Citroën AX à nouveau victorieuse en 2-5 loin devant la Nissan Micra de Philippe Deminne et Christophe Denis (9e) sa Subaru Impreza.

« Modeste » 12e, Anthony Thirion n’a, en fait, pu effectuer qu’une montée correcte (qui, avec la réglementation en vigueur l’an passé, lui aurait valu la 6e place générale...) au volant de sa redoutable Opel Astra GSI, étant arrêté par un souci mécanique dans la première et à nouveau retardé en fin de journée.

Signalons encore la nouvelle victoire de Philippe Denis en Division 1 et en 1-3 au volant de sa Focus ST malgré la belle résistance de Mickaël Masson et les autres succès de classe de Laurent Morbois en 3-10 en dépit d’une solide claque assénée à sa Citroën AX durant les essais, de Frédéric Grignard en 3-9 au volant d’une Citroën 2CV « qui ressemble davantage à un proto Citroën LMP et qui est mue par une mécanique BMW 850cc débarrassée, ici, de la bride à l’admission imposée en circuit » et, enfin, de Marianne Strick en 1-2, laquelle – seule dame au départ ce dimanche – pourrait avoir disputé ici, à 78 ans et faute de budget suffisant, l’une de ses dernières épreuves. Respect Madame Strick !

En l’absence des animateurs habituels de la catégorie et avec le forfait de Julien Vandeput, la Division 4 s’est jouée entre les deux kartcross de Cédric Gouders et Olivier Boseret. Mais, malgré ses efforts, ce dernier n’a pu que rester dans le sillage de l’ex-rallyman, ravi de sa reconversion et de sa prestation : « Si le rallye reste ma discipline de prédilection, la côte offre un rapport qualité/prix imbattable, surtout au volant d’un kartcross. Un engin qui ne se pilote pas du tout comme une voiture et qui réclame d’être bousculé pour tourner. Cela dit, on vient de trouver des réglages permettant d’avoir quand même un peu de train avant, le point faible de ces engins. Ca apporte le petit supplément de confiance bienvenu ! »
Loin derrière, Jean Dejardin a imposé sa Formule Ford en 4-17, devançant un Ronny Wolfs qui évoluait sur des oeufs !

Pour être complet, précisons encore que deux véhicules ont participé à l’épreuve dans la Division « Access » non chronométrée, permettant aux conducteurs d’apprendre à allure libre les techniques de trajectoire.

Prochaine épreuve : course de côte de Felenne, 5 mai 2016

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.